Cauchemars en voiture

Si tu trouves que les voyages en voiture sont parfois pénibles; si tu as du mal à patienter dans les embouteillages; si tu dois faire face à la gestion d’un enfant malade sur la route… RASSURES-TOI, ça existe aussi chez moi ! Et je vais te raconter l’un des pires trajets de notre vie, Roméo, les enfants et moi.

JUILLET 2014. BN aura 4 ans dans un bon mois. Rebelle a 25 mois et BabyRose a 4 mois.

MISE EN SITUATION : Nous étions en région parisienne, à l’est de Paris, pour un mariage. Nous devions rentrer à Nice le lendemain, dimanche : 900 kilomètres, entre 9h et 10h de route en comptant les pauses déjeuner et annexes. Nous avions séjourné dans la région quelques semaines. La voiture était chargées, les valises faites. Nous étions prêts à partir dès le lendemain du mariage. Mais avant, nous devions encore nous rendre à l’hôtel pour dormir un peu et prendre des forces.

Nous avions loué une chambre dans un hôtel premier prix, qui possédait un grand lit et un lit une place mezzanine au-dessus. Accessoirement, les toilettes étaient sur le pallier, sales au possible, mais pour une nuit, c’était le cadet de nos soucis. Nous avions prévu que BabyRose dorme dans son landau. Et comme, en arrivant, il pleuvait, et que les enfants dormaient dans nos bras, nous n’avons pas eu le courage de sortir le lit-parapluie de la voiture. Roméo avait joué à « Tetris » la veille et nous ne voulions pas chambouler son organisation. Nous avons donc décidé de faire dormir BN et Rebelle en bas avec moi et Roméo en haut. Après avoir téter, BabyRose s’est endormie. Roméo et BN ont sombré assez rapidement. Et là… j’ai découvert à quel point BabyRose avait la bougeotte en dormant. Ça a commencé par son bras dans la figure, plusieurs fois. Ses pieds sur moi, plusieurs fois. Je l’ai retenu d’écraser son frère, plusieurs fois. Elle s’est assise sur le lit plusieurs fois, tout à fait endormie. Et au bout d’un moment qui m’a parut interminable, j’ai craqué : »Roméo, tu peux dormir en bas… Pitiéééééééééééééé !!« . Nous avons échangé nos lits, et j’ai sombré. Je l’ai juste entendu jurer une fois dans la nuit… Parce que Rebelle s’était soudain mise debout et avait traversé le lit, dans le noir, puis était tombée comme une masse au pied du lit, sans mal fort heureusement !! Tout a donc commencé par cette courte nuit mouvementée du samedi au dimanche. Nous nous sommes réveillés, en sueurs (petite chambre confinée) et épuisés. Et une longue route nous attendait…


Notez l’échange de doudous involontaires !

ENTRE PARIS ET LYON, nous avons roulé sans encombres. Le ciel était relativement dégagé. A l’arrière, BN et Rebelle finissaient leur nuit. BabyRose râlait à intervalles régulier. Rien n’est plus stressant que les pleures de son bébé, sache-le ! Arrivés à proximité de Lyon, il était l’heure de manger. Nous avons fait notre premier halte. Nous avions roulé 4 bonnes heures. Théoriquement, nous avions presque fait la moitié du trajet. Et là, nous avons commis une ÉNORME erreur… Nous avons déclaré tout haut : « Le voyage se passe bien. Pourvu que ça dure ! « . Il ne faut JAMAIS se réjouir trop vite, JAMAIS ! Nous avons mangé des sandwichs achetés sur une aire de repos (gling gling gling, le bruit des pièces qui sortent du portefeuille plus vite que leur ombre) et mangé près des pigeons. Heureusement il y’avait une aire de jeux et les enfants ont pu se défouler. Dernier bon moment du voyage…

CA SE GÂTE. Pour être tranquille jusqu’à la fin du trajet, Roméo a mis des dessins animés aux enfants. BN a été hypnotisé instantanément. Rebelle s’y est intéressée dans un premier temps. L’affluence sur la route s’est transformé peu à peu en bouchons… et BabyRose nous a très rapidement fait comprendre son mécontentement d’être à l’arrêt. Au bout d’une heure de route, nous étions déjà fatigués nerveusement de l’entendre pleurer. Était-elle fatiguée ? Avait-elle un rot coincé ? Une couche pleine ? Impossible de le savoir et encore moins de s’arrêter. Un coup d’œil en arrière m’appris que Rebelle devenait blanchette. Et les nuages dans le ciel se sont amoncelés. Soudain, sans crier gare, Rebelle a rendu son déjeuner.

Nous avons fait une halte pour tout nettoyer et la changer. A ce stade du trajet, voilà où nous en étions : 7h00 de route. BabyRose avait pleuré presque non-stop depuis 2 heures. BN avait les yeux écarquillés sur ses dessins animés. Rebelle avait vomit. L’odeur nauséabonde avait envahit la voiture et il pleuvait à présent dehors. J’en ai profité pour faire téter BabyRose avant de prendre la route et nous sommes repartis, déjà bien entamés nerveusement.

Les bouchons n’avaient pas faibli. La pluie non plus. BabyRose râlait toujours et nous guettions avec anxiété le deuxième « effet kiss-cool » de Rebelle… qui n’a pas tardé, crois-moi ! J’étais sur le siège passager. Elle était derrière le siège conducteur. J’avais un seau à la main, le bras tendu vers l’arrière, prête à me contorsionner dès le moindre de signe de faiblesse de sa part. Je n’ai pas été assez rapide (et mon dos m’a remercié). Il a fallu nous arrêter à nouveau. BN en a profité pour goûter et faire une pause pipi. J’ai baladé un peu BabyRose pour la détendre. Et nous sommes à nouveau repartis.

Plusieurs fois encore nous nous sommes arrêtés pour changer Rebelle. Les valises étaient difficiles d’accès dans le coffre et Roméo et moi, avec notre patience légendaire, avons beaucoup apprécié ces changements répétés. Changer Rebelle. Nettoyer le siège-auto. Promener BabyRose qui râlait toujours. Dé scotcher BN de son écran pour l’emmener aux toilettes. Puis repartir. Dans les bouchons et sous la pluie.

Aux alentours de 19h, nous étions toujours sur la route alors que nous aurions être déjà chez-nous. Nous avons du faire un arrêt supplémentaire pour manger. Et répéter les mêmes gestes : Faire téter BabyRose et la promener. Dé scotcher BN pour l’emmener aux toilettes. Prendre soin de Rebelle encore toute retournée mais dont l’estomac semblait totalement vide. Et repartir.

L’odeur. La pluie. Les pleurs de BabyRose. Rebelle lessivée. Un BN complètement lobotomisé. L’heure qui tournait. Les voitures qui roulaient au pas. Les kilomètres qui ne passaient pas. 21h30 : Nous avons finalement atteint notre destination après plus de 13h de route, contre 9h en général. Et une fois chez nous, il nous a encore fallu laver Rebelle, coucher les enfants, puis laver le siège auto et nettoyer encore la voiture. Sortir toutes les valises. Et nous reposer. ENFIN !

Ce jour là, nous avons eu l’impression que jamais nous n’arriverions à destination ! Alors, souviens-toi de cette devise: « Quand on regarde chez soit, on se désole. Quand on regarde chez les autres, on se console. »… J’espère que tu t’es consolé à la lecture de cet article !!

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