Mais ça, c’était avant.

Enceinte de BN, Roméo était plein d’attentions. « Ne porte pas les courses, c’est dangereux pour le bébé ! » « Assieds toi/reposes toi, tu vas te fatiguer. » « J’aime bien caresser ton ventre. Oh, il a bougé !« … Mais ça, c’était avant.. Lors de ma deuxième, puis troisième grossesse, les petites attentions se sont raréfiées. L’habitude, peut-être. Le quotidien, plus rempli avec BN puis Rebelle aussi.

Enceinte de BN, j’aimais flâner, me promener et montrer au monde entier que j’étais enceinte. Ça tombait bien, mon ventre a commencé à se voir en avril/mai quand les beaux jours arrivent. Les gens me laissaient volontiers leur place assise ou leur place en caisse au supermarché et j’en profitais bien. Mais ça, c’était avant.. Enceinte des filles, je n’avais déjà plus le temps de flâner. Pour Rebelle mon ventre était bien emmitouflé sous mon gros manteau d’hiver et pour BabyRose plusieurs personnes m’ont découverte enceinte à 8 mois de grossesse. Une dame assise dans le bus blindé m’a regardé dans les yeux, moi pauvre femme debout… et a détourné le regard. Voilà voilà, ça c’est pour toutes les fois où j’ai grillé les autres avec mon gros ventre !

A la maternité avec mon bébé tout neuf, BN, j’ai pu compter sur le soutien de Roméo chaque jour et chaque nuit avec moi dans la chambre. Il m’a aidé à me remettre plus vite et à gérer un peu mieux les torrent de larmes entraînés par la chute brutale des hormones. Mais ça, c’était avant.. Pour les filles, Roméo devait veiller sur BN puis Rebelle, me laissant seule pour gérer le flot d’émotions qui me chamboulaient. « Bouououh ! Mes aînés me manquent !!« (pleurs) « Mon bébé tout neuf est tellement beau !! » (pleurs de joie) « Bouououh ! Il ne prend pas assez de poids » (pleurs désespérés) « J’ai tellement de chance d’avoir eu ce beau bébé ! » (sourire d’émotion) (tout ça en une demi-heure, répété toute la journée).

A la maternité avec mon bébé tout neuf, BN, j’ai du gérer l’engouement de cette naissance : 7/8 visites par jour. Chaque jour. J’étais épuisée. Heureusement Roméo m’aidait beaucoup. (Le mieux c’est quand même quand tu dois allaiter et que 8 personnes te regardent, enfin ton bébé quoi parce que toi … ! C’est pratique, c’est intime, c’est beau… c’est l’horreur !) Mais ça, c’était avant.. Au second et au troisième, l’engouement s’est envolé. 2/3 visites par jour maximum… et c’est tant mieux !!

Jeune maman de BN, j’ai décidé de l’allaiter. J’étais donc désignée pour me lever chaque nuit. Mais je pouvais compter sur l’aide fidèle de mon Roméo. « Ne te lève pas, je vais le chercher« . « Préviens moi quand tu auras fini, je le recoucherai. » « Ça va, tu n’es pas trop fatiguée ?« . Mais ça, c’était avant.. J’ai réitéré l’allaitement pour les filles, forte de cette première expérience. Sauf que pour Roméo la donne avait changé. « Chéri, elle pleure… Chéri ? CHERI ?! Oh pardon, je t’ai réveillé !? » Je ne peux pas me plaindre, Rebelle a fait des nuits complètes (10h) à 3 mois. BabyRose a été plus coquine. J’ai du attendre ses 6 mois. Et pendant 6 mois, j’ai géré INTÉGRALEMENT les nuits. Environ 180 nuits… c’est long quand même !

Jeunes parents de BN, lorsque nous allions chez la pédiatre Roméo et moi (et nous y allions à 2, bien entendu), nous prenions : des couches, des lingettes, des changes complets, des fois que notre petit garçon nous fasse des couches explosives à répétition : bodys, t-shirt, pulls, pantalons, chaussettes. Nous prenions une trousse de soin débordante de sérum physiologique et gaz stériles. Nous avions aussi le carnet de santé (on n’est jamais trop prudent), le tapis à langer bien sûr, pour être prêt à le changer n’importe où, sans oublier le doudou et des jouets pour l’occuper. Bref, le sac à langer débordait. Mais ça, c’était avant.. Aujourd’hui quand j’emmène (seule, ou Roméo, seul) BabyRose chez sa pédiatre, je prend une couche et des lingettes dans mon sac à main, son carnet de santé ET C’EST TOUT.

Sérum phy
Papa Cube l’exprime très bien en image !

Jeunes parents de BN, nous trouvions difficile et fatigant de nous occuper d’un enfant. Mais ça, c’était avant.. Au deuxième, puis troisième et suivants, on se dit que : « Gérer un enfant c’est de la rigolade. A chaque dispute en fait.«  (Merci MaNoMum de cette citation très vraie !). Un enfant n’est pas tenté par l’autre de faire des bêtises, de s’enfuir dans la rue, de désobéir. Un enfant une fois calmé n’est pas à nouveau excité par les frères et sœurs. Un enfant n’est pas jaloux de l’attention portée aux autres. Un enfant ne se dispute pas pour une place à table. Pour un enfant nous dépensons moins d’énergie que pour 3 ! Élémentaire mon cher. (Mais on s’ennuie en fait !!)

Jeunes parents de BN, nous avions milles questions au quotidien : pourquoi pleure-t-il ? Pourquoi a-t-il le nez qui coule ? Est-il allergique/asthmatique ? Prend-il assez de poids ? La couleur de ses selles est-elle normale ? (Oui, parent, on se pose vraiment de drôles de questions !). Nous appelions la pédiatre pour un nez qui coule, une toux de trois jours, une diarrhée. Mais ça, c’était avant.. Avec le temps, l’habitude de certaines situations, nous prenons confiance en nos capacités de parents et nous sommes beaucoup plus zens (pas tous les jours, pas dans toutes les situations. La confiance parentale est malgré tout fluctuante.). « Oh la grosse bosse ! Tu t’es cogné ? Hop, un bisous magique, un peu d’arnica et le tour est joué… c’est le métier qui rentre ! » (N’appelle pas service sociaux, je ne suis pas une mère tortionnaire !)

A venir
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