Quand bébé est encore tout petit et que tu dois reprendre le travail, une question cruciale se pose à toi :

« Qui va garder ton nourrisson ? »

Ayant toujours eu une maman active (ayant une activité professionnelle, j’entends !) (une femme au foyer est tout aussi active, sinon plus, au sens strict du terme), je ne me suis pas posé la question du congé parental pour BN. J’ai simplement prolongé mon congé maternité de 2 mois en cumulant des congés.

« La crèche ? »

Nous avons d’abord envisagé l’option crèche en nous renseignant auprès de la mairie plusieurs mois avant avant la naissance de BN. La mairie nous a gentiment répondu :

– Mais, madame, monsieur, il faut attendre la naissance de votre enfant pour faire la demande.

Soit. BN est né en septembre. Nous avons refait une demande. On nous a à nouveau gentiment répondu :

– Septembre, c’est la rentrée. Vous ne trouverez pas de place tout de suite !

Ok…

Et comme dans beaucoup de villes, les crèches chez nous sont saturées. Nous avons alors envisagé l’option « nounou ». Mais comment trouver LA nounou, LA perle qui veillera sur notre tout-petit avec beaucoup d’amour et d’attention ? Avec tout ce que les médias rapportent comme anecdotes, incidents ou accidents, se lancer n’est pas chose facile.

« Une nounou, oui, mais laquelle ? »

Nous ne connaissions aucun parent dans notre nouveau quartier pour nous renseigner efficacement. Notre seul choix était d’appeler chaque assistante maternelle du quartier une par une, au hasard. Roméo et moi n’avions pas vraiment réfléchis à nos critères de recherches. Nous souhaitions surtout une nourrice qui partage nos valeurs de vie avant tout.

J’ai donc commencé par appeler les nourrices vivants près de chez nous. Mes premiers appels furent hésitants.

Le premier numéro que j’ai tenté, une nourrice habitant la même résidence que moi (une voisine !), n’était pas bon. Je suis tombée sur une assistante maternelle d’un autre quartier, bien trop loin. Dommage.Pour corser l’affaire, je recherchais une garde à mi-temps (puisque je travaillais à 50%) incluant les mercredis matins. J’ai vite découvert que les assistantes maternelles n’aiment pas les mi-temps et réservent jalousement leurs mercredis pour leurs propres enfants.

Au bout de plusieurs appels décourageants, j’ai fini par décrocher, sans enthousiasme, deux rendez-vous. L’un, loin de chez nous. L’autre plus près mais dans un quartier sensible.

Le premier rendez-vous s’est résumé à cela « Je n’accepte pas que les parents aient 5 minutes de retard. L’heure c’est l’heure. Je descends parfois jouer en bas de chez moi (sur le parking) avec les enfants. » Youpi.

Le second rendez-vous s’est mieux passé. L’assistante maternelle débutait dans le métier mais elle était sympathique et semblait dynamique. Nous restions mitigés sur son lieu de vie. Et finalement c’est elle qui a décliné la collaboration, parce qu’un mi-temps ne lui suffirait pas.

« LA nounou ! »

Revenus à la case départ, j’ai repris mes recherches, découragée. Et puis j’ai fini par appeler une nourrice qui m’a écouté attentivement et m’a répondu : « Je ne recherche pas d’enfants pour le moment mais je vais vous passer une collègue, qui est avec moi, là, et qui recherche justement un mi-temps ! »

2-3 mots échangés avec cette dame, et je comprend que c’était ma voisine, celle que je n’avais pas pu joindre, celle dont le numéro renvoyait sur une autre. C’était inespéré !

Nous l’avons rencontré rapidement. Jeune, dynamique, spontanée, chaleureuse. Maman de deux enfants. Elle a immédiatement fait cas de BN. Nous avons échangé sur des sujets divers de parents et de mamans, notamment sur les premières nuits et sur l’allaitement. Nous avons découvert que nous avions la même pédiatre. Elle avait abandonné ses études de droit pour devenir assistante maternelle. Par vocation. Par amour des enfants.

Nous ne le savions pas encore, aussi charmés que nous étions, mais nous sommes tombés sur une nounou en or !

Elle est aussi dynamique qu’elle en a l’air, les enfants ne s’ennuient pas avec elle. Elle les emmène au jardin d’enfant, à la babygym, à la ludothèque, à la bibliothèque, à la piscine … Elle ne se contente pas d’être près d’eux, mais joue avec eux, anime leurs journées, leurs fait réaliser des activités manuelles. Elle les accompagne vraiment dans chaque étape de leur évolution. Avec une infinie patience. Elle aime les enfants, est toujours entourée d’enfants. Les siens, les amis de ses enfants, ceux qu’elle garde, en journée et en périscolaire.

Chaque Noël, chaque Pâques, chaque fête, nous avons droit à un petit cadeau, réalisé par l’enfant avec son aide.

Elle a gardé BN, puis Rebelle. Elle n’avait plus de place lorsque BabyRose est née, et cela nous a crevé le coeur, à toutes les deux, à Roméo aussi, de devoir faire appel à une autre nourrice.

    C’est la nounou qui se lance avec nous dans « l’aventure des couches lavables » alors qu’elle n’a pas plus d’expérience que nous (et si tu veux en savoir plus sur les couches lavables, n’hésites pas à lire l’article de It’s a mum’s life).

    C’est la nounou qui annule sa sortie du soir parce qu’elle a oublié de rendre le doudou de ma fille (« Un doudou, c’est sacré ! » A-t-elle rétorqué à mes plus plates excuses).

    C’est la nounou qui, passant devant chez ses voisins, chez qui nous sommes invités, repère devant la porte les chaussures de Rebelle, qui frappe à la porte et nous embarque Rebelle pour une partie de la soirée. Alors qu’on est dimanche.

    C’est la nounou qui nous a dit spontanément, alors que j’étais enceinte de Rebelle, puis BabyRose : « N’hésitez surtout pas à m’appeler à toute heure de la journée ou de la nuit, lorsque vous irez à la maternité, pour que je vous garde l’aîné (les aînés). » (Et nous l’avons effectivement réveillé la nuit… les deux fois.)

    C’est la nounou enfin, qui, ayant une place qui se libère en septembre puisque Rebelle rentre à l’école, nous a spontanément demandé de récupérer BabyRose dès la rentrée ! Nous avons dit oui, avec enthousiasme ! (La nounou de BabyRose était top aussi, nous lui sommes infiniment reconnaissants d’avoir su apprivoiser notre bébé !). J’aime l’idée que nos trois enfants auront connu la même nourrice. Qu’ils se sentiront chez elle comme chez eux. Qu’ils auront des souvenirs commun et ce lien commun avec elle.

C’est une nounou en or,

Merci TATA C. !

Complicité
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