A la piscine

Cette année, la classe de BN va à la piscine chaque mardi. Et j’accompagne, jusqu’à présent, chaque sortie.Pour toi cher lecteur / chère lectrice, rien que pour toi et aussi pour mon fils, je me glisse donc dans la peau du parent accompagnateur de classe.

Ça commence à 9h tapante, quand la classe de BN sort de l’école pour attendre son bus qui normalement est à l’heure.

Si tu le désires, ça peut commencer quelques minutes avant en faisant connaissance avec les autres mamans accompagnatrices (parce qu’à part mon Roméo qui accompagne une semaine sur deux, seules les mamans semblent concernées). En faisant connaissance, donc, et en apprenant Ô joie, que tu es le sosie parfait de la belle-sœur-de-la-cousine-du-petit-frère-de-la-copine-chose. Un sosie tellement parfait que l’autre maman te dévisagera une bonne partie de la sortie.

Gloups.

Bref, 9h, la petite troupe emmitouflée arrive sur le trottoir où tu l’attends le coeur battant. Parce que bon, oui, tu l’as laissé il y’a à peine 30 minutes à l’école mais le voir te fait déjà pousser des ailes. C’est TON enfant, TON amour, TA beauté. Tu lui fais coucou, au cas où il ne t’aurais pas encore repéré et lui te crie, tout fier :

« Avance un peu maman que les copains te voient. C’est MA MAMAN ! »


A cet âge là, 5 ans et des poussières, ton enfant est encore fier de toi. Savoure, ça ne durera pas !

Le bus est là. Il est temps de monter dedans. A l’entrée, les enfants se bousculent. A l’intérieur ils veulent tous s’asseoir devant. Dans quelques années ils s’entasseront au fond. Il faut encore passer UNE épreuve avant de partir : celle de la ceinture de sécurité ! Le parent accompagnateur veille à ce que chaque enfant soit attaché … et en général doit attacher une bonne moitié des ceintures.

Voilà, le bus démarre. Sur le trajet, les enfants chantent (ça c’est trop mignon !), chahutent (ça c’est pénible), commentent TOUT ce qu’ils voient (ça c’est lourd) « Oh une voiture ! Et un camion. Regarde les pompiers ! T’as vu cette maison ! Par là c’est pour aller chez ma mamie. Et moi chez ma tata ! Bah moi… (parfois l’enfant n’a rien à ajouter mais DOIT avoir le dernier mot !)

ENFIN… !!! La piscine. Avant de sortir du bus, il faut aider quelques enfants à se détacher. Veiller à ce que chacun ait son sac. A ce qu’ils ne se bousculent pas pour sortir du bus. A ce qu’ils se regroupent aussitôt sortis du bus pour ne pas se retrouver sur la route.

Bref, nous voilà A LA PISCINE. Direction les vestiaires, et là encore, c’est une sacrée épreuve. Chaque fois je me suis retrouvée dans le vestiaires des filles, parfois parce que Roméo était avec BN, d’autres fois parce qu’étrangement les mamans qui accompagnent ont des garçons. Alors à moi les petits maillots de bain deux pièces à enfiler (quelle idée !!!) et surtout, SURTOUT…. Joie ultime, LE BONNET en caoutchouc qui accroche et tire les cheveux. Je ne suis pas souvent sollicitée pour les mettre, ces fichus bonnet, je ne comprend pas pourquoi. Non, vraiment… !

Enfin tous les enfants sont prêts et filent à la douche avec leur maîtresse qui est de corvée de baignade. Parfaitement, en plein hiver, j’appelle ça une corvée. Heureusement pour nous, parents, arrive le meilleur moment. Direction les gradins pour observer notre progéniture et commenter tous ses exploits.

Bon… Les gradins étant un peu loin du petit bassin, nous peinons parfois à reconnaître les enfants. Il faut repérer le bonnet ET le maillot car en général tous les bonnets garçons sont dans les tons de bleus, et tous les bonnets de filles sont roses.

Je passe rapidement sur le premier cours où tous les enfants se sont assis sur un banc, où l’un après l’autre ils ont fait une longueur dans le petit bassin, longueur d’une durée maximum de 2 minutes, où ils ont attendu que chaque copain soit passé… et où ils ont quitté la piscine pour rentrer à l’école. Ce premier cours, frustrant pour eux, permettait de définir leur niveau. Malgré les étranges moulinets de mon BN dans l’eau, je l’avais trouvé plutôt à l’aise. Lui m’avait affirmé être dans le groupe 1, le groupe des forts. En fait il est dans le groupe … 3, celui des nuls. Re gloups.

Ma fierté de maman en a prit un coup. Comment, MON enfant, MA chair et MON sang, peut-il être dans le groupe des nuls ? Mais bon, voyant la déception de mon fils, j’ai du me ressaisir un peu. Quand même…

Bref, le voilà dans le groupe « nul » avec la maîtresse, à essayer de mettre la tête sous l’eau, à nager avec une frite sur quelques centimètres, à tourner en rond, à « nager » après un ballon… Chaque parent y va de son commentaire et bien sûr, les parents d’enfants du groupe 1 sont les plus fiers.

(Bon Ok dès le 3ème cours, le groupe 1 était déjà passé dans le grand bassin pour y faire une longueur, en nageant, parfois sans frite et sans flotteur.) (… M’en fiche).

Les enfants restent 30 minutes dans l’eau. Puis c’est déjà l’heure de les retrouver aux vestiaires et là… THE épreuve, la pire de toutes commence (surtout chez les filles).

En un temps record, il faut sécher et rhabiller ces demoiselles tellement transis de froid qu’elles sont toutes raides et immobiles dans leur serviette. Le dernier mardi, j’étais seule dans le vestiaire avec elle. J’ai essayé de faire la gentille :

« Allez les filles, vite vite séchez vous pour avoir moins froid !! » – Pas de réaction.

J’ai tenté la méthode compet’ :

« Les filles, vous allez gagner les garçons !! Et puis il faut que vous soyez prêtes quand la maîtresse reviendra ! » – Pas de réaction.

J’ai abattu ma dernière carte, la méthode « grosse voix » (enfin moi, grosse voix ça donne…. pas grand chose) :

« LES FILLES DEPECHEZ VOUS, SECHEZ VOUS, ENLEVEZ LES BONNETS LES MAILLOTS ET FROTTEZ VOUS… – Pas plus de réaction, gloups.

J’ai quasiment du enlever chaque bonnet moi-même pour qu’elles émergent. Ensuite il faut les frotter, les sécher tant bien que mal, chercher la culotte de Candice pendant qu’Océane te sollicite pour enfiler son t-shirt sur ses bras encore trempés ou son collant sur ses jambes mouillées. Tu as beau les sécher, leur cheveux coulent et elles sont toujours mouillées. Souvent elles s’arrêtent pour papoter.

A 5 ans ! Oh les filles vous n’êtes pas des ados, pas de bavardages, il faut s’habiller. Certaines profitent de ma présence pour en faire le moins possible. Et puis il faut vérifier qu’elles rangent leurs affaires dans leur sac et n’oublient rien.

« A qui est ce pull ? » (Il y’en a qui partent en t-shirt et manteau, en plein hiver) « Qui oublie sa chaussette ?! »

Enfin une fois prêtes, il reste encore les cheveux à sécher EN GROS. Oui en gros parce que nous avons 5 minutes et 3 séchoirs qui marchent pour sécher 20 têtes (je ne compte pas les cheveux les plus courts, en général secs). Et puis, ma psychose : vérifier que chaque manteau est attaché jusqu’au coup, que chaque tête est couverte d’un bonnet ou d’une capuche. Contrôler que chaque enfant à son sac de piscine sur le dos.

De retour dans le bus, même combat qu’à l’aller avec les ceintures. Les enfants… chantent, discutent, chahutent, commentent. Mais comment font-ils ? Moi je baille et je suis aussi fatiguée que si j’avais fais des longueurs !

Le retour à l’école se fait vers 11h et pour moi c’est enfin le repos du guerrier !

P7190094.JPG
Cette photo est de cet été et non de la sortie, tu t’en doutes, il m’est impossible de prendre des photos de la classe dans l’eau.

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2 commentaires sur « A la piscine »

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