BN Prend le large…

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… Tu es entrée au CP avec ton grand cartable sur ton petit dos. Tu paraissait si petit au milieu des grands primaires.

« Je me disais bien que mon cartable est adapté à la forme d’un livre, c’est pour ça, c’est plus pratique ! »

Je t’ai quitté le matin, déboussolé devant le portail tandis que le directeur écorchais ton nom. Je t’ai regardé grimper les marches avec le reste de ta classe, tout aussi déboussolée et intimidé. Je t’ai récupéré le soir, heureux parce que aujourd’hui la maîtresse a dit qu’il n’y avait pas de travail ! Tu as été marqué parce qu’il n’y a pas de jeux dans la cours de récréation, « pas comme chez les petits » et pour ce qui est de ta première journée, tu m’as raconté avoir « collé des choses. »

La maîtresse vous a parlé des Alphas et tu étais tout heureux de m’annoncer que tu connais déjà cette méthode, que « presque toute la classe connaissait ! ».

Grâce à toi j’ai découvert l’univers du primaire. La cohue devant les grilles, ces enfants plus autonomes qui ne se collent pas aux jambes de leurs parents, ces milliers de cahiers utilisés et leurs couvertures de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel en passant par les transparentes, des grands, des petits, des brouillons… J’ai appris que ton tube de colle marche bien, que tu n’as pas réclamé d’aller aux toilettes durant la classe et que tu as déjà perdu les étiquettes à ton nom collées sur tes trousses :/.

Tu as découvert la configuration d’une classe de grands. Deux tables côte à côte et non plus en « grappes », avec des casiers en dessous « pour mettre toutes les affaires sauf la trousse ! ».

Le matin de ton deuxième jour, tu me faisais remarquer que Rebelle peut se permettre de courir sur le chemin de l’école parce qu’après, « en classe elle joue alors que moi, je dois garder toute mon énergie parce que je travaille ! ». Ton amoureuse Clochette t’a approuvé avec force.

Tu es passé de l’autre côté de la grille d’école, côté élémentaire, et ta sœur Rebelle, ta complice de toujours, te parait un peu bébé à présent.

Ce même matin, lorsque je t’ai laissé devant le portail, tu as pris la main de Clochette et vous vous êtes donné du courage pour monter au milieu de tous ces grands qui vous bousculaient. Vous avez même fait demi-tour à mi-chemin, bien vite interceptés par « la dame qui surveille la grille d’entrée ». Je vous ai regardé entrer dans l’école, encore un peu déboussolés, tous petits avec vos grands cartables.

BN, tu as fait de nous des parents du primaires, tu nous as fait vieillir grandir d’un coup !

rentrée 2016

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