L’IEF fait partie intégrante de notre vie. C’est notre quotidien avec BN et peut-être, bientôt, de nouveau avec tous mes enfants.

Et pourtant je partage peu d’articles à ce sujet. Ce n’est pourtant pas l’envie qui manque. Combien de fois ai-je pris ma plume virtuelle pour vous raconter notre vie ? Mais ces mots qui se bousculaient dans ma tête n’ont jamais prit forme et se sont évaporés.

(Cet article va-t-il franchir mon cerveau cette fois ?)

Alors, pourquoi je ne parle (presque) jamais de notre IEF ?

Parce que je ne me sens pas légitime pour en parler. Cela fait pourtant bientôt deux ans que nous le pratiquons. C’est une petite expérience qui, peut-être, mériterait d’être mise en valeur. Pourtant j’ai toujours l’impression que l’on peut trouver plus d’informations, plus de fiabilité, plus d’inventivité ailleurs. J’ai ce sentiment de ne jamais être à la hauteur de certaines blogueuses que je suis. Je sais, c’est nul de se comparer et j’essaye de me soigner en regardant moins les réseaux sociaux. J’essaye surtout de vivre les choses avec authenticité, à notre façon et à notre rythme.

Parce que nous changeons souvent de rythme et même de méthode. En fonction de la météo, de notre fatigue (la mienne a été très intense ces derniers mois), notre motivation, de mon fils également qui est très cyclique, nous ne pratiquons pas du tout l’IEF de la même façon toute l’année. Globalement j’essaye de l’amener à des choses formelles le matin, et de l’informel l’après-midi. Mais en fonction des opportunités, cela varie. J’essaye de me tenir à suivre des cahiers pour ce qui est du programme de français et mathématiques et pourtant, très souvent, je tente de nouvelles approches et nous délaissons alors ces supports. Je me passionne pour telle ou telle pédagogie et puis ensuite, j’ai un creux. Une impression que cela ne prend pas… Avant de repartir de plus belle.

Et justement en ce moment je reviens à la pédagogie de Charlotte Mason, que j’avais tout juste effleuré l’an dernier et dans laquelle je me replonge avec délice grâce à mon amie Maéva et aux podcast du site Un festin d’idées. J’ai le sentiment qu’elle est continuité de ce que je faisais déjà, en plus riche, plus complète, plus explicite.

Parce que avec BN je vis les montagnes russes. Très souvent je suis heureuse de ce mode de vie. J’ai même très envie d’y revenir avec toute la famille (mes filles sont actuellement scolarisées à leur demande). Pourtant je connais bien des difficultés au quotidien avec mon garçon : son manque d’autonomie, son blocage intense sur l’écriture, ses sautes d’humeur, des accès de colères, ses envies de… ne rien faire. Bref, par moment je me perds totalement et puis, dans la même journée, brusquement il y’a une éclaircie et nous nous retrouvons sur une activité, une sortie, un reportage ou un moment partagé.

Parce que cette année, à suivre les deux rythmes en parallèle (IEF et école), je me sens un peu perdue. J’ai l’impression de ne pas être tout à fait en homeschooling et de ne pas en profiter (et surtout en faire profiter mon fils) comme je le devrais. Les sorties se font plus rares, je sens mon garçon plus isolé. Je ressens cette énorme culpabilité de ne pas l’accompagner comme je le devrais.

Pour ces raisons principalement, je parle peu de notre façon de vivre. Bien souvent lorsque j’évoque ces difficultés avec mes proches, la plupart me répondent comme une évidence « Du coup l’an prochain tu les remets tous à l’école, ça te fera du bien !? ».

Je souris et avec certain je répond très évasivement « peut-être ». Pourtant non, je sais que l’an prochain je veux garder un rythme unique avec tous mes enfants : l’IEF en famille ! Je n’ai pas besoin de repos (si, un peu mais ce n’est pas l’important) : Je veux retrouver cette cohésion de rythme, pouvoir vivre à fond nos sorties sans nous soucier d’horaires imposées, nos découvertes, nos joies et même nos difficultés ensemble. Parce que oui, souvent je rame, je me perds, je m’interroge, je me remets en question. Mais lorsque je prend le temps de me poser et de regarder le chemin parcourut, les bienfaits de cette vie me sautent aux yeux.

Pour l’inspection, mon fils a le niveau des enfants de son âge. Je sais même que sur certains points il avance plus vite (et plus tranquillement sur d’autres). Mais surtout il vit plus librement, nous vivons plus librement. Nous avons la chance d’aborder tous les sujets qui nous plaisent, de les approfondir ou non. Nous pouvons lézarder au soleil un après-midi entier si l’envie nous prend, décider d’une sortie au dernier moment. Nous pouvons lire un livre entier ensemble parce que nous avons le temps, regarder une émission ou un film en pleine journée. Tout est sujet à découvrir et nous sommes plus disponibles pour apprendre ensemble puisque la fatigue s’en mêle beaucoup moins qu’un enfant scolarisé.

Oui, j’aime cette vie et j’espère l’an prochain pouvoir revivre l’IEF pleinement avec tous mes enfants !

2 commentaires sur « Pourquoi je ne parle jamais de l’Instruction en Famille »

  1. Je comprends ton envie de retrouver un rythme familial unique. C’est comme si tu avais la charge de travail de l’ief mais pas totalement la liberté que l’ief permet. C’est frustrant.
    J’ai l’impression de je presque jamais parler d’iefnsur mon blog. Un peu comme le syndrome de l’imposteur. Et puis l’autre jour je lisais les commentaires d’une maman sur un forum. Elle parlait comme une pro de l’ief, elle semblait avoir de l’expérience. Et puis en lisant sont histoire en fait ses enfants avaient fait quelques mois d’ief et ils sont actuellement scolarisés. Depuis je me dis qu’avec nos 2 petites années d’ief, malgré les tâtonnement, nous avons toute la légitimité pour en parler!

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