La Chrétienté

Un long week-end de l’ascension comme un avant-goût de vacances

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Le long des rives du loup Cagnes-sur-Mer
Jamais sans ma soeur

Les articles se suivent et pourraient s’intituler tous pareil. Mais je vais t’épargner le nouveau « le temps file » ! J’ai mille brouillons en attente, j’aimerais te parler de minimalisme, notamment comment gérer les cadeaux d’anniversaires. J’aimerais te présenter les supers casse-tête de la marque SmartGames, dont je t’ai déjà un peu parlé, sur lesquels je flashe…

En attendant, je vais te raconter notre long weekend de l’Ascension aux allures de vacances, qui nous ont fait du bien et rendent la reprise du lundi difficile !

Mais avant de commencer, qu’est-ce que c’est, au juste, l’Ascension ?

C’est une fête religieuse chrétienne. Souviens-toi, Jésus est né dans une étable (la galère pour sa mère, Marie). Une fois adulte, il s’est fait clouer sur une croix parce que son discours dérangeait. Mais à Pâques, miracle, il est ressuscité. Il en profite pour délivrer son message à des hommes qui croient en lui, il les incite à transmettre sa parole dans le monde. Une fois cette mission remplie, il monte au ciel, vivant. C’est ça, l’Ascension.

Grâce à Jésus, nous avons droit tous les ans à un jour férié ! Et quand ce jour tombe un jeudi ou mardi, on peut même faire le pont. Le pied !

Cette année, Roméo a eu son pont, comme souvent. Et cerise sur le gâteau, mes parents sont venus depuis la région parisienne pour passer ce long weekend avec nous. Nous avons donc profité de 4 jours 1/2 tous ensembles !

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Dans ma bulle de Noël 2015

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Noël 2015 est déjà terminé mais je n’en suis pas triste parce que j’en garde des souvenirs parfaits, magiques !

Nous sommes allés chez mes parents pendant une semaine. Nous avons profité de la famille et des amis. J’ai redécouvert la joie de tenir un nourrisson dans mes bras (non, je ne suis pas enceinte)(mais franchement… ce bébé était tellement chou ❤ !). Nous avons profité de notre cocon à nous. Nous avons fais des grasses-matinées, des promenades sous ce soleil si doux pour un mois de décembre, sans contraintes de temps. Les enfants ont beaucoup joué ensembles. Leurs liens fraternels se sont renforcés comme jamais.

famille

Les deux aînés jouaient à être tantôt parent/enfant, frère/soeur ou amoureux. Lorsque je leur ai expliqué qu'ils ne pourraient pas se marier ensembles, BN a spontanément répliqué : « Alors quand on sera marié avec quelqu’un d’autre, il faudra qu’on vive à côté. Hein, Rebelle, on sera voisins ! »

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Parler de l’Avent aux enfants

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Aujourd’hui c’est l’Avent, la période qui précède Noël. Officiellement donc, la préparation à cette grande et belle fête commence.

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Si tu me suis un peu, tu sais à quel point c’est important pour moi que les enfants préparent Noël comme une fête chrétienne avant tout, le père Noël en plus (à petite dose), le sapin et toutes les décorations qui vont avec.

Ma belle-famille, peu croyante ou limite athée selon les membres, gâte les enfants pour le côté païen : calendriers de l’avent Kinder Surprise à gogo (un par enfant) (gloups, je ne suis toujours pas sortie des bonbons d’Halloween…), des cadeaux partout à venir…

Moi je voudrais leur apporter mon héritage chrétien. Chez nous, Noël c’était avant tout se retrouver en famille, partager des instants simples et savourer la chance d’être entouré par des gens unis, soudés et aimant.

Bon bien sûr, il y’avait aussi les cadeaux. Le 25 au matin, mon frère cadet ne se levait jamais assez vite à mon goût alors j’allais le réveiller (infecte petite sœur). Découvrir les paquets soigneusement emballés et déposés au pied du sapin me remplissait de la même joie que tous les enfants. Et comme tous, je croyais moi aussi au vieux barbu qui dépose des cadeaux dans la cheminée. J’ai d’ailleurs longtemps fantasmé sur la légende (urbaine) selon laquelle une camarade de classe s’était cachée dans un placard une nuit de Noël, et l’avait aperçu (qui faisait Ho ! Ho !) par le trou d’une serrure. Bref, j’étais une enfant comme les autres. Sauf que Noël, c’était et c’est avant tout… la naissance de Jésus.

Mais comment parler simplement de cette naissance aux petits enfants (que la société inonde de Pères Noëls à toutes les sauces) ?

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Halloween win mais la Toussaint dans tout ça ?

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Complicité

Ce soir, certains fêteront Halloween, tradition qui provient tout droit de nos voisins les Grands-Bretons à l’origine, nettement représentée aujourd’hui aux Etats-Unis.Des monstres, des citrouilles, Jack-o’-lantern, des friandises ou des farces, toussa.Si globalement cette fête est païenne, certaines sources la présentent comme la veillée de la Toussaint.

Car oui, en France, notre tradition originelle oubliée par beaucoup, c’est bel et bien la Toussaint que nous fêtons le 1er novembre. C’est juste que des fleurs sur des tombes, c’est moins vendeur que des petits monstres et des bonbons. (D’ailleurs pour être précis, c’est le 2 novembre qu’il faut fleurir les tombes, en mémoire de nos morts !) Alors pourquoi ne pas faire les deux ? Une veillée d’Halloween pour préparer la Toussaint !

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Des cloches pour Pâques

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Aujourd’hui nous avons fêté Pâques, LA plus grande fête chrétienne, avant même Noël.

Aujourd’hui, outre l’orgie de chocolat que nous avons fait (ou que nous allons faire dans notre cas), nous avons surtout célébré la RÉSURRECTION de Jésus. Tu te souviens, ce bébé tout neuf né dans une étable ? Depuis, il a grandit. Depuis, il a transmis la parole de Dieu son père. Depuis, il est mort crucifié sur une croix pour cause de message ostentatoire. Et aujourd’hui, il est RESSUSCITE.

Les cloches ont retenti ce matin à la messe.

En effet, depuis le jeudi saint, qui célèbre la mort de Jésus dans la tradition chrétienne, les cloches étaient en deuil et ne sonnaient plus.

Clochette et sa maman nous ont accompagné. Les enfants ont regardé des livres pendant que nous priions. BN a fait son signe de croix dans tous les sens, sauf le bon. Rebelle a refusé que le prêtre lui fasse un signe de la croix sur le front à la communion. Elle aurait préféré manger l’hostie (ma morfale). Elle a également gratté la cire de mon cierge, l’a même goûté (ma morfale bis), avant de le casser en deux.

Malgré tout la messe était belle. Nous avons prié, chanté (ou essayé pour cause d’étrange coordination entre le chanteur et la pianiste), allumé nos cierges… et les cloches ont retenti.

Ensuite, direction la maison de papi et mami pour un repas de fête et une chasse aux oeufs … dans le salon (la pluie s’est invitée elle aussi alors que nous n’avons pas envoyé d’invitation, bizarre).

Comme le veux la tradition, les cloches (de l’église, donc) qui étaient en deuil sont revenues de Rome et nous ont déposé des oeufs, le symbole du renouveau de toute vie… et des lapins, des oeufs kinder, des tortues, escargots, minnie et daisy (???).

BN et Rebelle se sont rués sur les oeufs comme des morfales, me laissant à peine le temps de dégainer l’appareil photo. Et pendant que notre attention se focalisait sur ses aînés, BabyRose a discrètement déballé deux oeufs qu’elle a goûté avec délice, si j’en crois la tête des oeufs à l’arrivée… !!

Le nombre de chocolat est resté malgré tout « relativement » correct et nous avons évité les cadeaux. Ouf, la fête est sauve !

Et chez toi, Pâques s’est passé comment ?

Complicité
Complicité
Complicité
Complicité

La fête des rois !

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♪ J’aime la galette, savez-vous comment ?
Quand elle est bien faite, avec du beurre dedans ! ♪

(Et maintenant que tu as cette musique dans la tête, on dit merci qui ?!)

Mais tu l’as compris, aujourd’hui c’est l’épiphanie. Le jour où les rois mages (♪ en Galilée ♪ … je n’ai pas pu résister !) sont allés adorer Jésus. Pour fêter ce jour, nous mangeons une galette dans laquelle se cache une fève.

Du coup hier, BN m’a gentiment aidé à faire un galette. Il a choisi la fève « Super, un lapin crétin !!! » (Bref, ma collection de fève est encore très pauvre). Avec mes 2 mains gauches et ses 2 mains droites, nous avons réussi à monter notre galette (du sucre versé à côté, et un bol tombé dans le beurre fondu – on a toujours été doués de nos 10 doigts dans la famille !! Private Joke). Après avoir remué énergiquement la frangipane, le tout entrecoupé de quelques : Ne joue pas avec la fève, c’est fragile ! « Mais maman, ce n’est pas moi, c’est le lapin crétin !! », notre pâtisserie a pu être enfournée. Ouf ! « Et c’est moi qui aurait la fève ! » Nous avons expliqué qu’il ne devrait pas être déçu s’il ne la trouvait pas, mais nous avons mangé 1/4 du gâteau et la chance lui a sourit. « Normal, c’est MON lapin crétin. ». J’ai eu un peu de mal à récupérer ma fève du coup.

Mais au fait, l’épiphanie qu’est-ce que c’est ?

Quelques semaines après la naissance de Jésus, des savants voient une étrange étoile dans le ciel. Ils l’observent avec leurs télescopes et ont une révélation : Cette étoile est celle dont parlent certains de leurs concitoyens, celle qui indique l’endroit où trouver le messie. Puisque ce sont des savants, ils ne croient que ce qu’ils voient et décident donc d’entreprendre un long voyage pour rencontrer ce messie, Jésus, un bon sujet d’étude !

Je te passe les épisodes où ils manquent cruellement d’eau dans le désert, où une vipère des sables les attaque et se prend un pied de dromadaire dans la mâchoire. Bref, ce voyage est semé d’embûches. Pour finir, les savants, autrement appelés « mages », désignés par certains comme étant rois en orient, arrivent dans la ville de Jérusalem. Ils interrogent autour d’eux :

« Où est le roi des juifs désigné par l’étoile ? »

Les gens n’y comprennent rien à cette histoire d’étoile. Ils n’ont pas encore eu vent de la naissance de Jésus et pour eux, le roi des juifs est ce grand barbu qui occupe le trône (de fer) : Hérode. Voilà donc nos mages devant Hérode, lequel apprécie moyennement d’apprendre la naissance « du roi des juifs », tu imagines bien. Il projette donc de tuer ce rival potentiel. Il essaye de ruser :

« Trouvez-moi ce roi, que je puisse m’incliner devant lui. »

Heureusement Dieu s’en mêle, et souffle aux mages de ne pas révéler l’emplacement de la crèche où se trouve encore Jésus (le recensement est en cours, je te le rappelle). Alors guidés par la foi, les mages arrivent enfin à Bethléem. Ils s’inclinent devant Jésus, qui leur affiches ses plus jolies risettes, et ils lui offre de l’or, de l’encens (du qui-sent-bon) et de la myrrhe (une résine aromatique).

NDLR. Quand on est petit, « l’or l’encens et la myrrhe » sonne comme une formule magique car on ignore tout à fait de quoi il s’agit ! Et d’ailleurs quand on est grand… eh bien on ne sait toujours pas ce qu’est la myrrhe !

Allez je te laisse digérer la galette toutes ces informations. Bonne épiphanie !

BN fait la galette
C'est lui le roi Rebelle cherche la fève Les rois mages Les rois mages

Joyeux Noël ! ¡ Feliz Navidad ! Merry Christmas !

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Aujourd’hui le champagne coule à flot, la bonne chaire garnie les tables festives et les cadeaux fleurissent au pied du sapin. Les enfants, les yeux brillants, déchirent les papiers comme si leur vie est en jeu et se ruent sur le cadeau suivant dans la foulée. Oh Oh Oh !! C’est enfin le 25 décembre, le jour que certains ont attendu toute l’année, que certains ont préparé avec fièvre, excitation et impatience.

Mais n’oublions pas non plus qu’aujourd’hui, les Chrétiens fêtent la naissance de Jésus. Et, déjà que toute naissance est un moment unique, celle-ci est extraordinaire puisque Jésus est tout simplement le fils de Dieu (pour nous Chrétiens).

Immagine un peu :

    En novembre, on annonce à ses (futurs) parents, Marie et Joseph, qu’ils doivent se faire recenser dans la ville de Bethléem, une trotte depuis chez eux. Marie est déjà enceinte de 8 mois. Elle qui avait préparé avec amour la chambre du futur bébé, elle qui avait prévu son AAD avec la sage-femme du village pour que tout soit parfait, bam, changement de plans !

    Courageusement, les futurs parents prennent leur âne, leurs sandales, des provisions, et les voilà partis. Marie, très enceinte, doit avoir hâte de se reposer dans une chambre. Manque de chance, arrivés en ville après un long périple sous le soleil ardent (chez eux il fait toujours chaud, oui), les auberges affichent complets.

    Marie et Joseph frappent à toutes les portes et soudain, Marie perd les eaux.

    « Joseph, je ne peux pas attendre plus longtemps ! Je ne connais pas de sage-femme ici, il faut qu’on trouve un endroit au chaud et que tu m’aides à accoucher !! »

    (Je rapporte les propos en substance. Ne m’en tiens pas rigueur si j’omet des détails, je n’étais pas sur place à ce moment là !!)

    Heureusement pour Marie, Joseph est un super époux. Un peu paniqué peut-être mais plein de courage. Hop, il dégote une petite étable où dort tranquillement un gros boeuf. L’animal ne sent pas très bon mais dégage beaucoup de chaleur. En plus il y’a du foin pour isoler les voyageurs du froid. Bref, vu que le bœuf a l’air sympa, voilà l’endroit idéal !!

    L’accouchement est long et difficile, heureusement sans complications. Joseph attrape Jésus, le pose contre le ventre de Marie et le couvre de son manteau. Il coupe le cordon avec son canif (ou son opinel, ne chipotons pas) et s’assoit pour se remettre de ses émotions et admirer son petit garçon qui est en train de pleurer.

    Plus loin, des anges (rappelez-vous, ceux qui ont une robe blanche, une auréole sur la tête, qui veille sur nous depuis des nuages en barbapapa) et leur chef, l’ange Gabriel, ont veillé sur la petite famille. Maintenant, ils décident qu’il est tant de fêter l’événement. Ils vont chercher des bergers qui gardent leurs moutons, un peu plus loin :

    « Les bergers, venez-vite !!! Un bébé vient de naître dans l’étable du vieux bœuf. Des anges jouent de la musique là-bas, n’hésitez pas à vous joindre à la fête. »

    Les Bergers ne se font pas prier. Les fêtes dans le secteur sont plutôt rares. Et comme ils sont polis, ils amènent des victuailles et des cadeaux aux jeunes parents. Bientôt l’étable est pleine de gens, qui dansent, mangent, boivent et rient… Un peu comme vous tous aujourd’hui !!

    Alors merci Jésus. Par ta naissance, tu nous permets de nous réunir, avec les personnes que nous aimons, pour faire la fête et être heureux !!

Noël J-1 {Les traditions de Noël

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Qu’elles soient païennes ou chrétiennes, Noël regorge de traditions.

Je t’ai parlé de la tradition des lentilles, qu’on plante quelques jours avant Noël. De la Saint Nicolas, fêté dans quelques régions nord-est de la France.

● Le jour J, il existe également la tradition des 13 desserts en Provence, ces desserts qui représente Jésus et ses 12 apôtres (les apôtres = les BFF de Jésus, ses proches, sa famille de cœur, ses compagnons de route…)

Alors que trouve-t-on sur la table, le jour de Noël, et pourquoi ?

On trouve des fruits de saisons, frais, secs ou confit : des dattes; des amandes, des figues séchées, des raisins secs, des noix/noisettes, des oranges/mandarines, du melon, du raisin blanc. On trouve aussi des friandises : du nougat, noir et blanc, des calissons d’Aix, de la pâte de coing.

Il y’a fort fort longtemps, les gens n’avaient pas de gros moyens financiers (… Comme maintenant finalement …) et ils garnissaient les tables de fruits de la région et tout ce qu’ils trouvaient pour agrémenter le repas. Maintenant on ajoute souvent la traditionnelle bûche de Noël, glacée ou pâtissière. Et des chocolats et des bonbons à profusion.

Ah, les bonbons et chocolats, parlons-en !! Entre les spectacles de CE de fin d’année, qui nous ont gâtés en ballotins de friandises en tout genre; l’école de BN qui a fourni une bonne partie de notre butin actuel; les grands-parents qui ont donné des calendriers de l’avent chocolatés; le travail qui offre des douceurs … Nous voilà équipés pour une année entière !! Crise de glycémie en vue pour les enfants, couchers tardifs en perspective et énervement du soir bonsoir !

Et sinon chez toi, comment se passe l’organisation du repas ? Ici, c’est un repas où « tout » est permis. Les enfants vont et viennent, mangent ou pas, se gavent à l’apéritif puis jouent. S’ils ne restent pas à table, tant pis. S’ils ne mangent quasiment rien, tant pis. S’ils mangent seulement du dessert, tant pis. Je suis assez stricte sur ce point dans l’année mais à Noël et aux repas de fête, je lâche du lest et ça fait du bien à tout le monde.

● La veille de Noël, le 24 décembre, j’aime aller à la messe « de minuit » … à 18h00, celle qui fête la naissance de Jésus. Heureusement qu’elle est anticipée parce qu’à minuit, après un repas riche, des enfants surexcités, un peu de vin (soyons sages mais soyons fous…), je ne m’imagine pas dehors, pimpante et fraîche, pour aller prier.

En général c’est une messe pour les familles, il y’a donc pleins d’enfants. Et pour les intéresser à cette naissance de Jésus, il y’a une veillée avant la messe, une sorte de récit ou de pièce de théâtre selon les églises. Quand j’étais petite (hier donc !), mon église organisait une crèche vivante. Et c’était la fête !!

Une crèche vivante c’est comme une pièce de théâtre jouer par et pour les enfants. Imaginez un peu l’ambiance :

Une semaine avant la messe du 24 décembre, nous, les enfants de la ville, nous réunissions à l’église et on nous attribuait un rôle : Marie, Joseph, un ange, un berger, et tout autre personnage inséré dans le récit (la cousine de Marie, des prophètes de l’ancien testament…). Toutes les petites filles voulaient être Marie car après Jésus, c’est elle la vedette. Et must du must, très souvent un vrai bébé fait office de petit Jésus !! Trouver Joseph était bien plus périlleux par contre, les candidats ne se bousculaient pas. Ensuite, chaque soir de la semaine après l’école (si les vacances n’ont pas commencées), on filait à l’église essayer nos costumes, apprendre nos rôles, nos répliques, nos postures, etc. Une vraie mise en scène avec les copains dans l’église froide. On voyait la crèche vivante prendre forme peu à peu, les décors se créer, l’estrade s’installer. Il y’avait les tests micros, les tests lumières. Des voix qui résonnaient sous la voûte. On se sentait bien, excités, impatients d’être au jour J.

Et le 24 au soir, avant que la messe commence, on voyait l’église se remplir d’une foule compacte et bruyante, de familles qui s’installaient. Fièrement, on posait nos affaires sur nos places réservées, au premier rang. On enfilait nos costumes, on faisait les derniers réglages, on répétait une ultime fois notre rôle. Le cœur battait à 1000 à l’heure. Puis les lumières diminuaient d’intensité, le prêtre arrivait avec les enfants de cœur, le silence s’installait… et la crèche vivante commençait. C’était le tract, la joie, l’emballement, la fête. Lumière sur nous. On vivait notre quart d’heure de gloire. Pour le grand final, l’arrivée de Marie et Joseph dans la crèche et la naissance imminente de Jésus, le noir se faisait sur scène. La petite interprète de Marie allait vite chercher le bébé « Jésus » qui attendait dans les bras de ses parents, pendant que des « machinistes » installaient sur l’estrade une mangeoire en bois tapissée de coussins et de couvertures. On y installait le bébé, qui pleure bien souvent (plus vrai que nature !!) et la lumière revenait. Alors tous les enfants chantaient avec ferveur « il est né le divin enfant ». Et la messe commençait.

Bien sûr, il y’avait toujours des ratés, des imprévus, des oublis. Mais ces moments là étaient balayés par toute la magie de Noël !! Moi aussi j’ai eu mon heure (plutôt quart d’heure… bon ok, mes 2 minutes en comptant large) de gloire, moi aussi j’ai joué le rôle de Marie. Et je me souviendrai toute ma vie … de mon petit Jésus qui pleurait chaque fois qu’il me regardait… (Comment dire qu’à l’époque j’étais très loin d’être maman dans l’âme !!)

Le 6 décembre …

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Il est grand, habillé de rouge, avec une grande barbe blanche, j’ai nommé … Saint Nicolas (Eh, what did you expect ?!) Aujourd’hui, dans plusieurs pays d’Europe et dans quelques régions de France, il est fêté par les familles.

St Nicolas et Père Noël nez à nez
@Saint Nicolas et le père Noël nez à nez.

Connaissez-vous sa légende ?

    « L’on raconte, depuis les temps anciens, qu’il ressuscita 3 petits enfants, sauvagement tués par un boucher. 7 ans après leur mort, et avec l’aide de son âne, il les retrouva dans un tonneau de petit salé, coupés en morceaux et les ramena à la vie. Depuis lors, les petits enfants le célèbre en lui offrant une orange et une carotte, du foin, des grains pour son fidèle destrier. »

La légende est inspirée d’un évêque qui vivait au IIIe siècle en Turquie, réputé pour sa bonté et les miracles qu’il accomplissait. Il jetait de l’argent par la fenêtre, littéralement, pour aider des pauvres gens, il ressuscitait des enfants, ce genre de choses, banales, du quotidien.

Mais au fait, un évêque, c’est quoi ? Je schématise : Un prêtre > Un évêque > Un cardinal > Le Pape. Il a plus de responsabilités qu’un prêtre … et moins que le pape. C’est logique !

Donc sa renommée grandit tellement qu’il arriva jusqu’à nos jours, en grande forme. Il traversa l’océan (son nom bien sûr, pas lui physiquement, tout le monde suit ?) et arriva dans les locaux de notre brave Coca-Cola. Lequel tint une assemblée générale extraordinaire :

« Oh, un bonhomme rouge, avec une grande barbe blanche, qui apporte des bonbons aux enfants … ça me donne une idée ! Il rassemble déjà du monde. Rassemblons encore plus de monde. Rendons le païen (Roh oui, j’ai bien le droit d’en rajouter une couche sur mon ami Père Noël !). Rendons le païen donc. Et qu’il fasse vendre pleins de cadeaux aux enfants à la place des bonbons (c’est mieux pour les dents). Et du coca-cola bien sûr ! »

Coca-Cola plagiat donc grossièrement le visuel, puis St Nicolas (enfin son nom, sa renommée) retraversa l’océan, avec un nouveau bonnet et un nouveau nom. Donc en vrai, sous le costume rouge de notre cher Père Noël se cache un homme de foi, un homme saint, qui était plus préoccupé par les Hommes et leur bien être, que par leurs caries ou leur soif de consommation. Oh oh oh !

Et d’ailleurs, tient, Saint Nicolas est un Saint Patron !!

Alors non, nous ne faisons pas partie des familles qui le célèbrent. Nous n’habitons pas dans une région où c’est la tradition. Alors pourquoi je vous en parle ? Parce que, non mais oh ! Parce que … j’aime me souvenir de lui chaque année, comme j’aime me souvenir de Jésus à Noël. Ne pas oublier de qui nous tenons nos traditions. Et se souvenir …

Et vous, souhaitez-vous la Saint Nicolas ? Racontez-moi !!

Le prénom

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Hier soir je regardais un film sur les tribulations d’une bande d’amis qui apprennent le prénom que l’un des couples a prévu de donner à son enfant à venir. Ce choix ne laisse personne indifférent et il s’ensuit bien sûr des discussions enflammées et des tribulations vaudevillesques.

affiche film le prénom

Ce film m’a remis en mémoire une phrase que j’ai lu au détour d’un livre pour future maman, il y’a 4 ans : Choisir un prénom pour son enfant est le premier acte responsable en tant que parent. Et nous avons tous nos critères, nos raisons de choisir tel ou tel prénom. Certains le veulent moderne, ou traditionnel, d’autres préfèrent les prénoms courts ou composés. Qu’il soit rare, original, symbolique, historique… le prénom est toujours chargé de sens et son choix n’est jamais anodin.

Pour chacun de mes 3 enfants, la pédiatre m’a donné ce conseil : « Il faut que le prénom et le nom s’accordent, ainsi que les initiales, et qu’aucune association étrange ne puisse être relevée.» Oubliez donc les WC, les PQ, et autres joyeuseté que les enfants ne manqueront jamais de souligner un jour ! Ce conseil est devenu notre (A Roméo et moi car aux dernières nouvelles, je suis encore seule dans ma tête, ouf !) critère n°2.

Qu’en était-il alors de notre critère n°1 ? Le prénom de nos enfants devait impérativement correspondre à un Saint Patron. Mais qu’est-ce qu’un saint patron ? Un petit ange ailé, avec une robe blanche, une auréole sur la tête, qui veille sur nous depuis des nuages en barbapapa ? Voilà, voilà, à peu près… Il s’agit aussi (et avant tout !) d’une personne ayant existé, qui est une référence de foi dans sa vie et dans ses actes. Et c’est important pour moi que mes enfants puissent s’appuyer sur cette référence dans leur vie et partager cet héritage dans leur prénom.

Pour mon BN nous avons su très tôt que ce serait un petit garçon, (le petit héritier comme l’appelait son arrière grand-mère). Roméo s’est avéré assez difficile en matière de prénoms masculins. Il devait en aimer 3 ou 4, alors que la liste de prénoms féminin (au cas où) s’allongeait chaque jour. Un prénom dans sa liste me plaisait et correspondait à nos critères. La question a donc été vite réglée !

Rebelle est celle qui nous a donné le plus de mal. Décidément, dès le début, son caractère était joué ! Etrangement, nous avons balayé la liste déjà établie pour repartir de zéro. Et jusqu’à 1 mois de la naissance, nous hésitions entre plusieurs. Et puis j’ai entendu prononcer ce prénom, un jour, près de chez moi… (Eh oui, je peux bien l’avouer maintenant, suis une copieuse!) N’empêche, ce prénom volé au détour d’une conversation nous a immédiatement plu et nous l’avons gardé bien au chaud jusqu’à la naissance de notre puce.

BabyRose est un bébé surprise (j’en parlerai sûrement un jour). Nous n’avions donc rien anticipé à son sujet et le temps de réaliser que la famille allait vraiment s’agrandir, nous avons pris notre temps pour commencer nos recherches. Et un jour, alors que nous redescendions en voiture d’une journée « luge », encore sous le charme de cet instant partagé en famille, à la neige, les joues rouges avec le rire des enfants comme toile de fond (Et là, vous entendez le violon qui joue la sérénade en sourdine ?), un prénom a fusé de nulle part, comme une évidence. Je ne saurais plus dire qui, de Roméo ou moi, l’a prononcé le premier. J’ai immédiatement vérifié qu’il s’agissait bien du prénom d’une sainte. Et notre BabyRose était nommée.

Nous avons fait partie de ces gens qui ont gardé secret ces prénoms, comme des trésors, jusqu’au jour des naissances de nos enfants.

Et si vous êtes bien sages, un jour je vous dévoilerai peut-être le prénom de nos enfants !!