Etre maman {Idées reçues

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Avant d’être maman, j’étais pétrie d’idées reçues. Ensuite, je suis devenue parents et la réalité m’a rattrapé. Voici un avant/après en xxx points :

1. Je ne serais pas gaga de mes enfants

Eh bien si ! Navrée de te détromper. Chacune, à notre niveau, nous sommes béates d’admiration devant nos enfants, notre chair et notre sang. Une dent qui sort, un nez qui coule, un éternuement, une grimace, etc. Toutes ces choses qui paraissent débiles, toi aussi tu t’en émerveilles ! Tu auras envie de crier au monde entier « Mon bébé a fait son premier pipi au pot !! » (Si si tu verras, et tu auras même une larmichette à l’œil en plus !)

2. Non, il ne regardera pas la télé à outrance

… Mais dans les faits … Lorsqu’il fait un caprice pour rentrer à la maison, lorsqu’il est surexcité pendant que tu t’occupes du grand ou du petit frère (ça marche aussi avec les sœurs je te rassure), ou bien si tu t’es mis en tête cette drôle d’idée de faire un repas équilibré et qu’il traîne dans tes jambes en manquant 50 fois de te faire tomber (et en touchant à tout, en vidant le lave vaisselle à ta place, avec ses petites mains délicates qui peuvent à tous moments briser ton mug préféré, etc.), ta solution de repli : c’est la télé !

3. Mon enfant mangera équilibré chaques jours

Soit tu es une maman disponible aimant passer du temps en cuisine, soit comme moi, tu manques de temps et surtout (soyons honnête), tu n’as pas envie de passer toute ta journée à cuisiner. Quand en plus tu rentres chez toi le soir, après avoir récupéré les enfants à l’école, à la crèche, chez la nourrice, et qu’ils courent partout dans l’appartement … Quand tu sais les grimaces qu’ils te réservent pour manger des courgettes, des lentilles, des carottes et autres légumes… Quand tu connais l’épreuve qui t’attend au cours de ce dîner qui s’annonce comme une lutte éprouvante et interminable … Alors les pâtes t’apparaîtrons comme tes meilleurs amies (allez, pas trop quand même, ils faut bien sûr un apport régulier de légumes à nos têtes blondes !)

4. Mon enfant dira bonjour, merci, au revoir et il n’aura pas le choix

Là j’ai envie de te répliquer … Il n’aura pas envie de dire bonjour et tu n’aura pas le choix ! Et oui, même si ça te fait honte, même si tu désapprouves, il n’y a aucune solution pour faire parler ton enfant récalcitrant (même sous la torture … de chatouilles, et encore !). Moments de solitudes en vue !

5. Mon enfant se couchera tôt

Mais là encore, il n’existe pas de solution miracle pour coucher un enfant qui ne veut pas dormir. Il trouvera toutes les excuses du monde pour se relever (soif, pipi, peur du noir…)(souviens-toi de mes difficultés ici). Tant qu’il aura des barreaux, tu seras encore tranquille (sauf s’il appelle 1000 fois pour un doudou ou une sucette perdue). Mais ensuite, tu pourras être confrontée aux relevés intempestifs incontrôlés (incontrôlés par toi car l’enfant sait très bien ce qu’il fait, c’est là toute la subtilité !)

6. Un enfant sera le reflet de son éducation

C’est vrai … et pas complètement. Il n’existe pas de manuel type, sinon les mamans du monde entier se l’arracheraient et n’auraient plus de soucis d’éducation (j’y travaille encore pourtant, un jour je ferai fortune !). Pour différents enfants, une même éducation aura des effets différents, selon le tempérament, l’âge, les circonstances… Actuellement, nous rencontrons d’importants problèmes de discipline avec BN (j’en parlerai bientôt) à la maison et à l’école, et pourtant, nous ne sommes pas des parents laxistes.

7. Je n’achèterai pas de vêtements/jouets « Hello Kitty » et « Cars »

Tu pourras limiter en effet, mais pas éviter totalement. Oui, tu auras peut-être des pare-soleil rose princesse, des basket « Cars » (quoique maintenant c’est « Planes », car oui, tu suivras aussi l’actualité des enfants et tu seras incollable sur les génériques de leurs dessins animés favoris), des déguisements fée clochette, etc.

basket planes chaussons planes
Récemment, ma tête en l’air et moi avons acheté sans réaliser des baskets et des chaussons planes pour BN. Je ne m’en suis aperçue qu’en les retirant en magasin.

8. Mon enfant n’aura pas de jouets high-tech, uniquement des jeux en bois

Les jouets en bois c’est beau, c’est chouette … mais comme dirait Florence Foresti « Comment dire le jouet en bois quand tu te l’ai pris trois fois dans la gueule … ». Tout est dit ! Quand aux jeux high-tech, tout comme le point 7, tu pourras les limiter mais pas les supprimer. Il faut vivre avec son temps (roh, tu étais contente d’avoir enfin un ordinateur ou un téléphone portable comme les autres). Nos enfants sont nés à l’ère des tablettes et des smartphone. Ils seraient marginalisés de ne pas savoir s’en servir.

L’île au trésor {spectacle et kit de survie

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Samedi je suis allée voir un spectacle avec BN et Rebelle, accompagnée de ma belle-mère. Un spectacle de pirates. Je vais vous raconter notre épopée de pirates. Avant de vous exposer mon kit de survie, je vous plante le décor …

Dès l’entrée dans les lieux, le ton est donné : un féroce pirate nous accueille, on nous offre des bandanas et des tatouages têtes de mort. Des demoiselles pirates sur leurs échasses nous toisent sévèrement, tandis qu’une autre enfermée dans sa bulle danse joyeusement, lorsqu’elle ne nous menace pas de ses sabres. Bref, ambiance ambiance dans le hall d’entrée.

Après une heure d’attente, nous faisons une pause pipi pour occuper les enfants qui s’impatientent sérieusement. Puis retour dans la salle où le spectacle commence. Il nous transporte sur le pont d’un bateau pirate. Avec eux, nous affrontons d’autres navires, un orage, nous jouons dans une taverne, nous chantons pour passer le temps quand le vent est tombé, nous cherchons avec ferveur l’île aux trésors… le tout sur fond de magie, accrobaties, jongleries, échassiers, musiciens et un soupçon d’interactivité.

Maintenant, le kit de survie, l’indispensable pour traverser cette tempête.

1. Prendre l’essentiel avec soi : Des mouchoirs, des lingettes, une couche de rechange « Ocasoù » (Rebelle amorce la propreté mais pour l’occasion je lui ai remis une couche, on ne sait jamais !), de quoi grignoter et surtout, surtout, les doudous.

2. S’armer de patience : BN et Rebelle ont effectué un beau manège chacun entre mes genoux, ceux de mamie, leur siège, le siège de l’autre, debout devant moi, debout entre eux, à quatre pattes même pour Rebelle. Entre les « ça commence quand ? » « J’ai faim ! » « ‘Est ‘atiguée ma, ‘e veux doudou ! »

3. Se munir du troisième œil : Quand le spectacle commence, il fait très noir. J’ai eu besoin d’avoir un œil sur Rebelle, un sur BN et accessoirement le troisième sur le spectacle.

4. Maîtriser la vision « trombinoscope » : regarder la scène – les enfants – la scène – les enfants – la scène – les … mais où est Rebelle ?!

5. Entretenir sa souplesse : Rebelle a tenté de s’enfuir environ 50 fois. En se glissant entre les sièges. En les escaladant. Et même en se faxant sous les sièges avant. Je rappelle que la salle était noir. Avec mes jambes et mes bras écartelés, je barrais toutes les issues possibles à portées de main et même plus loin.

6. Prendre de l’énergie en barre : Attraper une fuyarde. Rassurer BN qui avait peur de l’orage virtuel. Détourner l’attention de Rebelle qui commençait à pleurnicher de contrariété. Ramener l’attention des enfants sur le spectacle, encore et encore. Applaudir. Danser. Faire un selfie groupé…

Bilan de la journée pour les enfants.

BN s’est agité un peu. Il a applaudit un peu aussi. Il a changé de place, 20 fois. Il a eu peur de l’orage simulé sur scène. Il m’a soufflé à l’oreille « quand le pirate arrêtera de parler, alors le spectacle commencera »… 10mn avant la fin du spectacle ! A la fin, il était heureux … d’avoir rencontré le père Noël (Le bougre s’était invité dans le hall d’entrée !)

Rebelle est venue sur mes genoux. Puis descendue. Puis revenue. Puis redescendue pour de bon. Elle a changé de place 100 fois. Elle s’est faufilée entre deux sièges pour s’échapper, 50 fois. S’est « faxée » sous le siège devant nous, 10 fois. A applaudit après tout le monde. A dansé. A regardé 90% du spectacle debout. Elle a retenu du spectacle les animations à l’entrée et la baleine mentionnée dans le spectacle que nous n’avons pas vu.

selfies
tatouages pirates
père noël

Et vous, quelles sont vos astuces pour assister un spectacle dans le calme relatif ?

A la Sainte Barbe, on plante les lentilles

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Des lentilles ? Pourquoi des lentilles ?

C’est en substance ce que je me suis demandée quand, en arrivant sur la côte d’azur il y’a 8 ans, Roméo m’en a parlé pour la première fois.

Il m’en a fait planter quelques années de suite.

Il y’a 15 jours, il m’a demandé quel jour on devait planter nos lentilles … Heu … Aucune idée, moi à la base, je ne connais pas cette tradition chéri !

Il y’a 10 jours, ma belle-mère m’en a reparlé.

Il y’a un 1 semaine, ma collègue m’a annoncé tout naturellement « A la Sainte Barbe, n’oublies pas tes lentilles ! » Ah bon ?

Et vendredi, BN est revenu de l’école avec sa plantation de lentilles.

Bref, vous l’aurez compris, ici on plante des lentilles. A la Sainte Barbe. Le 4 décembre.

Alors comment fait-on ? C’est très simple, il faut déposer du coton hydrophile mouillé au fond d’un pot et y déposer vos lentilles. Veillez ensuite simplement à garder le coton mouillé, jusqu’à ce que vos lentilles deviennent de jolies pousses.

Mais pourquoi ? Dans quel but ? D’où ça vient ? Une plantation de lentille, j’ai du en faire une à l’école, il y’a donc fort fort longtemps (oh, pas trop quand même, je rappelle que je suis une jeune maman !), pour faire une expérience. C’est tout. Mais ici, dans le Sud-Est, c’est une véritable tradition provençale. Avant, on plantait aussi du blé. Quand le blé (ou les lentilles) pousse bien, tout vient … Comprenez que la fortune vous tend les bras (bon je vais planter les lentilles plus régulièrement !!). Détail de l’histoire : autrefois les jeunes poussent servaient à symboliser l’herbe près de la crèche (de Jésus). Et la Sainte Barbe symbolise, depuis, le jour où l’on installe sa crèche … Mince, si j’ai bien planté mes lentilles (du coup), je suis en retard pour ma crèche !!

Connaissiez-vous cette tradition ? Plantez-vous les lentilles ?

Le 6 décembre …

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Il est grand, habillé de rouge, avec une grande barbe blanche, j’ai nommé … Saint Nicolas (Eh, what did you expect ?!) Aujourd’hui, dans plusieurs pays d’Europe et dans quelques régions de France, il est fêté par les familles.

St Nicolas et Père Noël nez à nez
@Saint Nicolas et le père Noël nez à nez.

Connaissez-vous sa légende ?

    « L’on raconte, depuis les temps anciens, qu’il ressuscita 3 petits enfants, sauvagement tués par un boucher. 7 ans après leur mort, et avec l’aide de son âne, il les retrouva dans un tonneau de petit salé, coupés en morceaux et les ramena à la vie. Depuis lors, les petits enfants le célèbre en lui offrant une orange et une carotte, du foin, des grains pour son fidèle destrier. »

La légende est inspirée d’un évêque qui vivait au IIIe siècle en Turquie, réputé pour sa bonté et les miracles qu’il accomplissait. Il jetait de l’argent par la fenêtre, littéralement, pour aider des pauvres gens, il ressuscitait des enfants, ce genre de choses, banales, du quotidien.

Mais au fait, un évêque, c’est quoi ? Je schématise : Un prêtre > Un évêque > Un cardinal > Le Pape. Il a plus de responsabilités qu’un prêtre … et moins que le pape. C’est logique !

Donc sa renommée grandit tellement qu’il arriva jusqu’à nos jours, en grande forme. Il traversa l’océan (son nom bien sûr, pas lui physiquement, tout le monde suit ?) et arriva dans les locaux de notre brave Coca-Cola. Lequel tint une assemblée générale extraordinaire :

« Oh, un bonhomme rouge, avec une grande barbe blanche, qui apporte des bonbons aux enfants … ça me donne une idée ! Il rassemble déjà du monde. Rassemblons encore plus de monde. Rendons le païen (Roh oui, j’ai bien le droit d’en rajouter une couche sur mon ami Père Noël !). Rendons le païen donc. Et qu’il fasse vendre pleins de cadeaux aux enfants à la place des bonbons (c’est mieux pour les dents). Et du coca-cola bien sûr ! »

Coca-Cola plagiat donc grossièrement le visuel, puis St Nicolas (enfin son nom, sa renommée) retraversa l’océan, avec un nouveau bonnet et un nouveau nom. Donc en vrai, sous le costume rouge de notre cher Père Noël se cache un homme de foi, un homme saint, qui était plus préoccupé par les Hommes et leur bien être, que par leurs caries ou leur soif de consommation. Oh oh oh !

Et d’ailleurs, tient, Saint Nicolas est un Saint Patron !!

Alors non, nous ne faisons pas partie des familles qui le célèbrent. Nous n’habitons pas dans une région où c’est la tradition. Alors pourquoi je vous en parle ? Parce que, non mais oh ! Parce que … j’aime me souvenir de lui chaque année, comme j’aime me souvenir de Jésus à Noël. Ne pas oublier de qui nous tenons nos traditions. Et se souvenir …

Et vous, souhaitez-vous la Saint Nicolas ? Racontez-moi !!

In et out

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Avoir 3 enfants en bas âge implique la gestion de 3 rythmes et 3 tempéraments différents. Si, dans la journée, BN et Rebelle ont un rythme similaire, ils ne peuvent pas toujours faire les mêmes choses, au grand désarrois de Rebelle « ‘est g’ande moi ! Moi toute ‘teule».
Ils en sont encore à faire une sieste dans l’après-midi. Sommeil de plomb pour BN vs sommeil léger pour Rebelle. Babyrose quand à elle nous gratifie de 3 longues siestes dans la journée.
Les aînés mangent ensembles et avec nous à chaque repas. En fonction de ses siestes, Babyrose peut parfois déjeuner à côté de nous, plus rarement au dîner.
Les aînés se couchent le soir en premier. Babyrose, tranquillement, attend qu’ils s’endorment pour se réveiller de sa dernière sieste, dîner, profiter de papa et maman pour elle toute seule (et des séries de ses parents sérivore ! Dernièrement, mademoiselle a déjà avalé tous les breaking bad) avant d’aller se recoucher pour la nuit.

Voici donc quelques combinaisons gagnantes ou pas pour nos enfants (C’est gagné ! We did it !)

In & Out
Image trouvée sur Google

La complicité :

BN + Rebelle = In. 50% d’amour absolu, 50% de chamaillerie.
Rebelle + BabyRose = In. Des bisous, des câlins, des chatouilles un peu rudes, un partage de jouets très aléatoire (Rebelle aime « emprunter » … sans retour), des éclats de rires, des yeux qui pétillent, ça colle entre elles.
BN + BabyRose = In. Des bisous, des câlins, des yeux qui pétillent, beaucoup de délicatesse, des chatouillent tous doux, ça colle entre eux.

Les bêtises :

BN + Rebelle = Carrément … Out ! Quand le silence s’installe dans leur chambre, attention danger, c’est hautement suspect. Soit Rebelle avale en douce tous les chocolats du calendrier de l’avent, soit son frère lui souffle une anerie à faire.
Rebelle + BabyRose = In, Babyrose est trop petite.
BN + BabyRose = In, Babyrose est trop petite.

Le couché :

BN + Rebelle = Out. Combinaison extrêmement dangereuse si l’un des deux ne dort pas ! Les enfants ont alors tendance à confondre « dormir » avec « jouer ».
Rebelle + BabyRose = Plutôt in. Toutefois Rebelle a déjà tenté plusieurs fois de rejoindre sa soeur dans son lit.
BN + BabyRose = In. BN est le plus raisonnable, quoiqu’on en dise.

Le repas :

BN + Rebelle = … 50/50 . Sur un malentendu le repas se passe bien, le plus souvent il faut esquiver les combats de fourchettes, l’impatience contagieuse, le « je n’aime pas » suivi du « moi non plus »…
Rebelle + BabyRose = In. Facile, Babyrose dort souvent. Rebelle a déjà tenté de donner le biberon ou la purée à la cuillère, le premier essai étant nettement plus probant que le second.
BN + BabyRose = Tout à fait In. BN réclame toujours d’être assis à côté de sa « minuscule petite soeur ».

D’autres « in » et « out » à venir, en fonction des situations et de l’évolution de l’âge. N’oublions pas que Babyrose arrive … !

L’enfant qui ne voulait plus dormir …

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Novembre 2013

Enceinte de 5 mois, et ne pouvant plus dissimuler mon ventre naissant, j’annonce à BN et Rebelle qu’ils auront très bientôt une petite sœur. Rebelle, 18 mois, est trop petite pour réaliser. BN, 38 mois, mon blondinet, mon petit prince, mon angelot, se réjouit. Une « minuscule » petite sœur va agrandir la famille.

en attendant Babyrose
En attendant Babyrose …

Quelques jours plus tard, nous partons en vacances chez Papili et Mamilie. Seulement voilà, BN qui, le soir, retrouvait avec joie son lit et son doudou et se couchait sans peine, fait de la résistance. Il se lève, se relève, invoque la soif, la peur du noir, pipi … Papili le patient s’installe près de son lit et reste à ses côtés jusqu’à ce que BN s’endorme enfin. Le lendemain, même scénario. Et les jours suivants. Et Papili le patient commence à s’impatienter. Nous tentons de raisonner BN. Le problème empire.

Retour à la maison. Je n’ai pas le courage de passer une heure à endormir BN chaque soir, et Roméo n’est pas toujours à la maison pour m’aider. Je tente donc de réhabituer mon fils en douceur à être seul dans son lit. En vain. Les choses empirent encore. Maintenant, BN crie dans son lit, chante à tue-tête, cogne dans les murs. Puis il sort de sa chambre en courant, en riant comme un diable, allume la lumière en réveillant Rebelle qui, à cette époque bénie, dormait encore dans un lit à barreaux.

A l’école, la maîtresse me lâche une petite bombe : « Votre BN était un ange au début de l’année. Maintenant, on le croirait possédé ! »

Que faire, que faire ? BN a 3 ans … et me voilà déjà dépassée !

Je tente tout : Le dialogue, l’indifférence, les punitions. Puis les punitions… et encore les punitions. Je sens bien que ça ne fonctionne pas, mais je suis perdue. Roméo est désemparé tout comme moi. Nous faisons disjoncter la lumière de sa chambre pour l’empêcher de rallumer, il finit par se lasser. Nous bloquons la porte de sa chambre pour qu’il ne sorte plus. Il finit par rester dans son lit. Mais il rit, il chante, il hurle ! Ce n’est que lorsque la fatigue le rattrape qu’il finit par s’endormir, épuisé, et nous avec.

Je suis sûr le point d’accoucher. Je suis fatiguée. Je suis démoralisée. La pédiatre, la maîtresse, les nourrices, toutes s’accordent à dire que ce comportement est lié à la naissance imminente de la « minuscule » petite sœur. Je culpabilise et me pose mille questions. Je pleure de rage, contre BN, contre moi, contre eux tous qui me pointent du doigt sans apporter de solution.

Les mois défilent. BN s’est un peu calmé mais le coucher reste précaire. Babyrose grandit et notre fatigue se dissipe un peu. Les beaux jours reviennent, et BN peut se dépenser plus facilement à l’extérieur. Nous tentons de prendre plus de temps pour lui, de le valoriser en tant que grand frère.

Babyrose ne fait pas encore ses nuits, mais peut-être parce que c’est la troisième, je gère mieux la fatigue. Nous retournons en vacances chez Papili et Mamilie. Là-bas, les enfants dorment dans des chambres séparés. Et BN a la permissions de veiller un peu. Il est heureux d’être grand pour une fois et son comportement s’en ressent. Je l’emmène voir l’homéopathe de mon enfance, qui m’expose (franchement !) son point de vue : « Ton BN est jaloux de ses soeurs. Le début de votre vie à 5 a simplement été mal géré.» Ce n’est pas dit méchamment, même si ces paroles me vexent sur le moment. Mais voilà, il faut aussi que je les entende clairement.

Début septembre 2014

Les vacances sont finies. Rebelle dort désormais dans un lit sans barreaux. Après l’appréhension des premiers jours (va-t-elle se relever comme son frère, encore et encore ?) et le soulagement de constater qu’elle y dort volontiers, nous avons mis en place un nouveau rituel pour le coucher. Rebelle va au lit la première, avec une histoire. Et pendant qu’elle attend la visite de Morphée, BN dessine, fait des jeux de société avec Roméo et moi. Lorsque Rebelle dort enfin, nous lisons une histoire à BN (parfois, c’est lui qui nous la lit) et nous pouvons enfin, sereinement, l’accompagner au lit et le border.

Il nous aura fallut près d’un an, passer par toutes les émotions, désespérer, pleurer et même baisser les bras avant de trouver la solution idéale pour notre fils : Le coucher (nuit et siestes) en décalé.

Une chambre pour 3

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Comme je vous le révélais ici, petite BabyRose était un bébé surprise. Un bébé qui est venu chambouler tous nos jolis plans établis.

Après deux enfants, nous avions un autre projet en tête : La reprise du travail pour moi (suite à un congé maternité et un licenciement économique dans la foulée … coucou ancien employeur si tu passes par là …), afin de pouvoir déménager. Actuellement, nous vivons dans un 3 pièce qui, il y’a 2 ans déjà, nous semblait limite pour une famille de 4 personnes. Nous pensions surtout que, tant que BN et Rebelle étaient petits, ils pourraient sans peine partager leur chambre, mais que BN aurait rapidement besoin d’intimité, notamment lors de sa rentrée en CP.

Et voilà que BabyRose s’est annoncée ! Adieu, recherches d’emplois auprès de mon ami Pôle. Adieu, visites d’appartements (ou maisons… on peut rêver !). Adieu, démarches auprès des banques. Adieu, 3ème chambre. Et bonjour la grande réorganisation de la chambre d’enfant. Impossible pour Roméo et moi de migrer dans le salon en perdant notre chambre et notre intimité. Plusieurs solutions s’offraient alors à nous : Dénicher la bonne idée sur Internet… impossible pourtant de trouver un exemple imagé et concret d’un partage de chambre pour 3 enfants en bas âge. Faire appel à Sophie Ferjani. Le sujet de Mamanwhatelse m’avait fait rêvé…. Trop cher pour notre bourse cependant. Gagner au loto et déménager dans la foulée. En 2015 c’est décidé, on va commencer à jouer … ou pas… Trouver les idées par nous-même… Le système D nous a donc naturellement tendu les bras.

Avec 3 locataires, la chambre d’enfant porte vraiment bien son nom. Parfois, nous la nommons affectueusement le dortoir … affectueusement parce que nous avons essayé de ne pas entasser nos enfants comme du bétail et d’en faire un endroit chaleureux et un peu personnalisé. Nous avons éliminé d’emblée l’idée des lits superposés. BN serait assez grand pour y dormir, mais Rebelle la fonceuse risquerait d’y monter le jour … et la nuit. Avec BabyRose qui suit de près, les risques de chutes seraient trop importants. Nous devions nous résigner à mettre 3 lits dans une chambre de 12m².

Nous avons pris le parti de scinder la chambre en deux, à l’aide d’un meuble bas et long, venu de chez notre ami bricoleur marqué du triangle vert, pour faire un coin garçon et un coin filles sans couper la lumière. Dans ce meuble viennent s’encastrer des casiers de couleurs, orange et vert côté BN, rose et violet côté filles. Des lits jumeaux pour les demoiselles harmonisent leur coin. J’ai le projet d’y mettre des stickers pour les personnaliser un peu (oui, je suis un peu en retard).

Notre aménagement est finalement tout simple. La déco est sommaire parce que Roméo a du mal à faire des trous dans le mur pour y accrocher des cadres, des lettres, des photos (Je balance !!! En réalité, il est bricoleur mais dans ces murs là il y’a des difficultés supplémentaires à priori). Alors, certes, Rebelle préfère le coin garçon pour embêter son frère (je vous assure qu’elle porte bien son nom !) mais je pense que les enfants s’y sentent bien.

coin garçon coin film
bibliothèque coin rebelle

Le prénom

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Hier soir je regardais un film sur les tribulations d’une bande d’amis qui apprennent le prénom que l’un des couples a prévu de donner à son enfant à venir. Ce choix ne laisse personne indifférent et il s’ensuit bien sûr des discussions enflammées et des tribulations vaudevillesques.

affiche film le prénom

Ce film m’a remis en mémoire une phrase que j’ai lu au détour d’un livre pour future maman, il y’a 4 ans : Choisir un prénom pour son enfant est le premier acte responsable en tant que parent. Et nous avons tous nos critères, nos raisons de choisir tel ou tel prénom. Certains le veulent moderne, ou traditionnel, d’autres préfèrent les prénoms courts ou composés. Qu’il soit rare, original, symbolique, historique… le prénom est toujours chargé de sens et son choix n’est jamais anodin.

Pour chacun de mes 3 enfants, la pédiatre m’a donné ce conseil : « Il faut que le prénom et le nom s’accordent, ainsi que les initiales, et qu’aucune association étrange ne puisse être relevée.» Oubliez donc les WC, les PQ, et autres joyeuseté que les enfants ne manqueront jamais de souligner un jour ! Ce conseil est devenu notre (A Roméo et moi car aux dernières nouvelles, je suis encore seule dans ma tête, ouf !) critère n°2.

Qu’en était-il alors de notre critère n°1 ? Le prénom de nos enfants devait impérativement correspondre à un Saint Patron. Mais qu’est-ce qu’un saint patron ? Un petit ange ailé, avec une robe blanche, une auréole sur la tête, qui veille sur nous depuis des nuages en barbapapa ? Voilà, voilà, à peu près… Il s’agit aussi (et avant tout !) d’une personne ayant existé, qui est une référence de foi dans sa vie et dans ses actes. Et c’est important pour moi que mes enfants puissent s’appuyer sur cette référence dans leur vie et partager cet héritage dans leur prénom.

Pour mon BN nous avons su très tôt que ce serait un petit garçon, (le petit héritier comme l’appelait son arrière grand-mère). Roméo s’est avéré assez difficile en matière de prénoms masculins. Il devait en aimer 3 ou 4, alors que la liste de prénoms féminin (au cas où) s’allongeait chaque jour. Un prénom dans sa liste me plaisait et correspondait à nos critères. La question a donc été vite réglée !

Rebelle est celle qui nous a donné le plus de mal. Décidément, dès le début, son caractère était joué ! Etrangement, nous avons balayé la liste déjà établie pour repartir de zéro. Et jusqu’à 1 mois de la naissance, nous hésitions entre plusieurs. Et puis j’ai entendu prononcer ce prénom, un jour, près de chez moi… (Eh oui, je peux bien l’avouer maintenant, suis une copieuse!) N’empêche, ce prénom volé au détour d’une conversation nous a immédiatement plu et nous l’avons gardé bien au chaud jusqu’à la naissance de notre puce.

BabyRose est un bébé surprise (j’en parlerai sûrement un jour). Nous n’avions donc rien anticipé à son sujet et le temps de réaliser que la famille allait vraiment s’agrandir, nous avons pris notre temps pour commencer nos recherches. Et un jour, alors que nous redescendions en voiture d’une journée « luge », encore sous le charme de cet instant partagé en famille, à la neige, les joues rouges avec le rire des enfants comme toile de fond (Et là, vous entendez le violon qui joue la sérénade en sourdine ?), un prénom a fusé de nulle part, comme une évidence. Je ne saurais plus dire qui, de Roméo ou moi, l’a prononcé le premier. J’ai immédiatement vérifié qu’il s’agissait bien du prénom d’une sainte. Et notre BabyRose était nommée.

Nous avons fait partie de ces gens qui ont gardé secret ces prénoms, comme des trésors, jusqu’au jour des naissances de nos enfants.

Et si vous êtes bien sages, un jour je vous dévoilerai peut-être le prénom de nos enfants !!

Overdose de Père Noël !!

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Dans moins d’un mois c’est Noël et la course est lancée. Les wish list (comprenez la liste des envies, autrement dit la liste des cadeaux, parce que parler anglish c’est beaucoup plus fun que parler français !) fleurissent dans les maisons. Les décorations s’affichent dans les rues et illuminent les magasins. Les gens farfouillent physiquement ou virtuellement à la recherche DU cadeau qui fera plaisir à leurs proches. Et les enfants n’ont qu’un nom à la bouche : papa Noël.

BN en père Noël
(Oui, je suis quand même ce genre de mère qui habille ses enfants n’importe comment … sans commentaires)

Ce mystérieux bonhomme rouge venu du froid sur son traîneau magique avec ses rennes volants et ses mignons petits lutins … Mais bien sûr ! Ce père Noël est un psychopathe qui se faufile en douce dans les maisons, séquestre toute l’année des petits nains pour l’aider, soit disant, à emballer des millions de cadeaux. Des cadeaux qu’il distribue seul, soit disant, en une nuit … Ce psychopathe est partout, en multiexemplaires dans les magasins (et parfois très insistant) (mon BN, à 3 ans à peine, a trouvé ça très louche quand il en a vu 3 différents dans la même journée !!), dans les magasines, à la télévision, à l’école… Il nous envahit, AU SECOURS !!!

Ne vous y trompez pas, j’aime Noël ! J’aime l’esprit de Noël, cette parenthèse magique où les gens semblent apaisés et souriants, ou l’air est chargé de magie, de lumières, de musique. Où les enfants ont des paillettes dans les yeux et où nos maisons sentent bon le sapin fraîchement coupé. En tant que maman chrétienne, j’aime aussi installer ma crèche, la mettre en scène, faire apparaître les personnages au fur et à mesure des jours qui passent avec la complicité de mes lutins à moi. Je mets des bougies devant et chaque soir de décembre, nous faisons une prière avant d’aller nous coucher. Les enfants adorent souffler sur les flammes à la fin de ce temps tranquille, et je m’enivre de ces volutes de fumée. Cela me donne l’impression d’être, l’espace d’un instant, au plus près de ce petit Jésus qui nous a fait le cadeau de sa naissance. D’entendre les anges jouer des mélodies envoûtantes. De danser avec les bergers et leurs moutons (Oui, la fumée de mes bougies est euphorisante). Mais j’aime aussi certains aspects du Noël Païen : installer notre sapin et le décorer (hop, on met une boule, hop, ma Rebelle en enlève une… à ce rythme là, ça nous occupe tout le mois de décembre !), regarder des disney à la télé pendant que dehors il souffle un vent froid, chercher les cadeaux qui rendront mes enfants fous de joie.

Seule ombre au tableau, cette overdose de Père Noël. Avant, j’étais naïve. Maintenant, je suis maman ! Je savais bien sûr que mes enfants croiraient au père Noël (car à moins d’être un ermite au pôle nord, et encore !!!, comment échapper au phénomène ?). Mais je pensais et j’espérai que ce bonhomme là resterait un mythe mystérieux et discret, qu’on croiserait peut-être de loin au détour d’un magasin, dont on entendrait vaguement parler à la télévision. J’espérais que les symboles chrétiens seraient aussi forts que ce symbole païen et commercial. Mais il s’invite partout, même dans les écoles (et que faire pour les parents qui ne veulent pas y associer leurs enfants ? Ils n’ont pas le choix et sont pris en otages). Dans la rue, nous nous sommes déjà fait agresser deux fois par un père Noël (dans la même rue, en 5mn de temps). « Une photo avec moi, 20€ la photo !! » … Mais bien sûr, tu connais la marmotte père Noël ? Bref, en tant que maman, chrétienne qui plus est, je me sens prise au piège. Mes enfants croient au père Noël bien plus que de raison. Et je m’associe à ce gros mensonge honteusement, pour continuer à voir des paillettes dans leurs yeux.

Une chose est sûr, je n’inviterai jamais mes enfants à écrire leur lettre au père Noël. De toutes façons, BN a déjà tranché. Ici nous sommes résolument … modernes :
– Dis papa, tu peux envoyer un texto au Père Noël pour lui dire que je veux des transformers ?