Babyrose

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Je parle beaucoup de son frère et sa soeur, et ma pauvre BabyRose semble laissée pour compte. En réalité pas du tout et heureusement ! Elle tient une place aussi importante de notre vie et il est temps que je la mette en lumière.

Sa venue dans notre famille n’était pas prévue aussi rapidement. Les deux aînés ont 21 mois d’écart et Roméo était plus hésitant que moi pour se lancer dans une troisième aventure rapidement. Seulement la vie est pleine de surprises et un matin j’ai compris que notre petite puce était déjà nichée en moi. J’étais en pleine recherche d’emploi, cela m’a chamboulé et j’ai mis du temps à vraiment réaliser que, non, je n’allais pas retravailler tout de suite. Mais oui, j’allais pouponner à nouveau. Heureusement Roméo a reçu la nouvelle avec beaucoup d’émotion et de joie !

BabyRose est née en mars 2014, le même jour que sa Mamilie, à quelques années près…
Elle est née… 21 mois après sa sœur. La vie est vraiment pleine de belles surprises !!

Ma BabyRose est un bébé qui ne tient pas en place, jamais. Lorsque je l’allaitais, elle se tortillait, gigotait, voulait voir ce qui se passait autour d’elle. A 3 mois, sur nos genoux, elle se redressait pour se tenir assise quelques secondes. A 7 mois 1/2, elle a manifesté son envie d’être debout. Aujourd’hui, elle réussi enfin à se mettre debout toute seule pour son plus grand plaisir et recherche ardemment le « 4 pattes ».

Ma BabyRose est une râleuse. Elle s’impatiente vite et le manifeste bruyamment. Lorsqu’elle est dans son lit et ne veut plus dormir. Lorsqu’elle est dans son parc et voudrait se promener. Lorsqu’elle est en voiture, ce qui l’agace au plus haut point. Lorsqu’elle a faim et que le biberon n’est pas encore chaud. Lorsqu’elle finit sa purée, et que la compote n’est pas encore sur la table.

Ma BabyRose est très coquine. Elle n’aime rien de plus qu’être regardé. Son frère et sa sœur ne s’en privent pas et elle rit de bonheur quand elle est au milieu de leurs papouilles. Elle est mutine avec son père. Lorsqu’il rentre du travail et qu’elle est dans mes bras, elle cache dans mon cou son sourire malicieux et son regard pétillant.

Ma BabyRose ne recherche pas les câlins, tandis que je la dévore de bisous. Le privilégié, qui peut la câliner toute la nuit… c’est son doudou. Elle le connait depuis ses 2 mois 1/2. Là où son frère et sa sœur ont attendu 1 an avant d’en ressentir le besoin, elle l’a recherché très tôt et s’apaise aussitôt qu’elle sert sa souris rose contre elle.

Ma BabyRose a besoin de temps pour s’adapter aux nouveautés, ce qui la rend un peu sauvage. Elle a mis quelques semaines pour apprivoiser sa nourrice. Quelques mois pour accepter de boire au biberon et pour apprécier de manger salé.

Ma BabyRose est déterminée. Lorsque je lui présente une cuillère de purée qu’elle n’apprécie pas, elle garde les lèvres serrées, le regard fixe et ne bronche pas. Elle ne pleure pas, ne repousse pas la cuillère de ses petites mains. Elle attend juste que je me lasse avant elle.

Ma BabyRose expérimente le « lâcher de jouet »… pour voir s’il remonte. En général, magie, il y’a toujours une petite main pour le lui rendre. Mais il y’a aussi souvent une petite main pour le lui « emprunter »… durablement.

Ma BabyRose est chatouilleuse. Sous les bras. Sous les côtes. L’entendre rire aux éclats est un régal pour nous. C’est aussi le meilleur moyen de voir ses dents qui poussent (car je le rappelle, elle est aussi déterminée et déteste me montrer l’évolution de sa dentition !!)

Ma BabyRose sent divinement bon, comme son frère et sa sœur. J’aime m’enivrer de l’odeur de son cou.



Je pourrais en dire encore beaucoup sur elle, mais le plus important c’est que je l’aime infiniment, ma BabyRose !!

A toutes les mamans qui ont peur de ne pas aimer leur second, troisième etc. autant que l’aîné, rassurez-vous. L’amour d’une maman ne se divise pas, il se multiplie à l’infini !

Mon beau sapin …

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C’est Noël !!! (… Enfin bientôt)

L’esprit de Noël gagne le monde … Quoique, au vu de la cohue récemment chez Les jouets c’est nous, et mon panier volé au détour d’une allée, je me demande…

Enfin chez nous, l’esprit de Noël nous gagne. Nous avons installé le sapin. Chacun sa spécialité. Roméo a installé les guirlandes électriques « put’ de guirlandes qui s’emmêlent tous les ans… » (car Oui, Roméo est un tantinet râleur). J’ai installé les guirlandes classiques et les boules avec les enfants « Pas ici Rebelle, il y’a déjà 3 boules sur la même branche ! Non BN, ces décorations pendantes ne sont pas des épées ! » C’était bien, c’était chouetteeee !

Maintenant, notre sapin clignote toute la journée. Et comme nous avons eu la bonne idée d’acheter des guirlandes électriques musicales, cela avant d’être parents bien entendu, l’une s’amuse à mettre la musique en route (Elle sait l’allumer mais pas couper le son, ce qui explique peut-être pourquoi…) quand l’autre ronchonne « Arrêtes Rebelle, ça me donne mal à la tête !! » (Car Oui, BN tient un peu de son papa…)

Toute la journée, j’aime chanter fort, même quand je ne connais pas les paroles. Résultat je me retrouve à chanter le même refrain encore et encore. Roméo a bien du courage de me supporter (et encore, je chante juste). Les enfants font de même. Alors avant nous chantions (criions à tue-tête pour les enfants) :
« Libéréééééééééé, délivrééééééééé…  »
« Libéyééééééééé, déivéééééééééééé….  »
Aujourd’hui nous chantons « Petit papa Noël » (oui, moi, la psychopathe du Père Noël !) et « Mon beau sapin ». Je me rattrape un peu, culturellement le soir, en chantant « Venez divin messie » et « les anges dans nos campagnes ». On fait ce qu’on peut…

Nous avons également installé notre crèche. BN, jamais à court d’imagination, a installé la sienne, version Little People, juste à côté de la notre, avec la vache, les chevaux (ils étaient riches Marie et Joseph), Noé (de l’arche du même nom) en guise de Joseph, des moutons et un chien pour les garder, classe ! Résultat toute la journée :
« Les enfants, les santons ne sont pas des jouets ! »
« Mais maman, c’est mon cheval qui se promène…  »
« ‘est mon ‘tien ‘euh m’omène* » (Un perroquet ? Non, un miroir de son frère à longueur de journée).

(*Traduction du langage Rebelle = C’est mon chien qui se promène.)

Et quand je propose à BN de dire la prière devant la crèche, le soir venu, nous allumons les bougies, commençons notre prière …
« Maman, quand est-ce que je peux souffler sur les bougies ?  »
« Chut, quand la prière sera finie. »
« Et maintenant ?  »
« …  »

Idées cadeaux pour les retardataires

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Tous les ans c’est la course aux cadeaux. Tous les ans je me promets que « l’année prochaine je ferai les choses à l’avance » … et tous les ans, 10 jours avant Noël, je réitère cette promesse… Voilà, voilà.

Comme je suis sûr qu’il se cache des retardataires parmi vous, comme toi, toi ou même toi au fond qui essaye de te cacher, voici quelques idées de dernière minute.

Pour BabyRose – 12 mois : Un bâton de pluie, des maracas, un animal à tirer, des insectes magnétiques à empiler de chez Oxybul.



Pour Rebelle – 3 ans : Des animaux playmobils (une valeur sûre), des figurines Robocar Poli et Paw Patrol (qui font un carton, il y’a des ruptures de stock un peu partout), un déguisement fée clochette, un porte-bébé pour poupée (pour faire comme maman)



Pour BN – 4/5 ans : Des figurines de transformers et de supers-héros, des légos, des playmobils, le jeu Qui-est-ce

Tu constates qu’il y’a beaucoup de figurines pour les deux aînés. Ce sont des souhaits de leur part (retrouver leurs héros préférés) qui conviennent tout à fait à notre micro-appartement !

Quelques idées en vrac pour toi (toujours) jeune femme : Une pochette ou un sac desigual, cette marque très punchie, de la maroquinerie en général, un parfum, une carte cadeau pour renouveler ta garde-robe (en général très éprouvée par les enfants, les grossesses…), des bijoux type liberty, un roman. Pour ma part aussi un peu d’argent pour m’offrir un bel appareil photo.



Pour toi, monsieur, allez jeune homme si tu préfères, non je ne t’oublie pas mais c’est toujours plus compliqué, reconnait le ! Il y’a bien sûr les incontournables, livres et dvd. La partie hight-tech également avec tablettes et smartphones. Des produits de soins. Un beau stylo plume pour signer tes plus beaux chèques.




Voilà, je t’ai donné quelques idées qui ont été évoquées chez nous, mais pas forcément toutes concrétisées. Maintenant file vite finir tes achats, Noël c’est dans 10 jours !

Se lancer …

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Voilà quelques semaines que j’ai ouvert ce blog et quelques semaines que je publie des articles. Pourtant, même si c’est un espace public, il reste désert. Y’a-t-il des gens pour me lire ? Je n’ai pas encore eu le cran de promouvoir mon blog ni d’en parler autour de moi.

En vérité j’ai peur de ce que les autres pourraient en penser. Peur d’être inintéressante. Peur d’être noyée dans la masse des blogs qui fleurissent la blogosphère.

Alors pourquoi ouvrir ce blog ? Cela fait déjà plusieurs mois que j’hésitais à franchir le pas. Et je suis rarement impulsive. J’ai donc pris mon temps, en fréquentant beaucoup de blog de mamans, de façon toujours anonyme, commentant rarement les différents articles. Mais chaque fois, j’avais l’envie folle d’apporter mon point de vue sur tel ou tel sujet… comme beaucoup de blogueuse j’imagine.

Depuis mes 8 ans, j’écris. Je suis tombée dedans lorsque j’étais petite et j’ai toujours aimé ça. J’ai commencé par des nouvelles, des poésies et toutes sortes d’écrits. Ils étaient immatures, j’en conviens. Rares sont les personnes qui m’ont lu. Mais mes proches savent à quel point j’ai toujours aimé écrire. Tout comme la lecture, je pouvais passer des heures entières à noircir du papier tant mon immaginaire galopait. Mes doigts n’allaient jamais assez vite pour le suivre.

Plus tard, j’ai commencé à fréquenter des forums de jeu par l’écriture. Des forums RPG pour les connaisseurs. J’y ai passé peu de temps finalement, mais ce temps a été riche en découverte, en fantaisie, en amitiés même. C’était comme vivre une vie parallèle. Quelque chose d’étrange et grisant à la fois, que je réitérerais volontiers si seulement j’avais plus de temps. J’étais complètement dans l’imaginaire.

Et puis je suis devenue maman. Et moi qui avait toujours été un peu trop rêveuse, la réalité m’a rattrapé et m’a fait du bien. Elle m’a aidé à m’ancrer dans le concret. Et puis j’ai découvert la blogosphère parental. Ce sujet m’a tout de suite parlé, moi qui ait toujours rêvé d’être maman, qui ai adoré franchir le pas. Enfin un sujet que je maîtrisais un peu !

Alors, comme l’envie d’écrire est chez moi une drogue qui me démange au quotidien, bien que le temps me manque, j’ai fini par céder à cette envie, presque un besoin, de partager mon point de vue par écrit. Certes, il n’est ni original, ni révolutionnaire. Mais j’estime qu’il y’a autant de points de vues qu’il y’a d’individus sur cette terre. Il reste donc unique. Et je rêve parfois que ma vision puisse aider quelques mamans, les rassurer dans leur maternité, les informer aussi.

Qui sait, un jour peut-être …


Une maman comme tant d’autres …

Lire {Kididoc junior

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J’ai déjà écris 11 articles, et je n’ai pas encore parlé d’un sujet qui me tient à cœur : la lecture. Il est temps d’y remédier.

Je suis une grande lectrice. Enfant, je pouvais passer une journée entière dans ma chambre, plongée dans un livre qui me fascinait. J’ai toujours dévoré les livres. Devenue maman, le temps a commencé à me manquer. Mais ils tiennent toujours une grande place dans ma vie, car maintenant j’essaye de partager ce plaisir avec mes enfants.

A la maison, nous lisons au moins 2 livres par jour, l’un pour BN et l’autre pour Rebelle avant de les coucher. En général, mon fils profite des deux lectures. Tous deux aiment aussi nous réclamer un livre dans la journée, voir plusieurs. Mon BN, grâce à sa mémoire auditive incroyable, sait nous réciter des histoires par cœur, celles qu’il préfère. A de rares mais savoureux moments, il les raconte à sa sœur, comme s’il lisait le livre, tournant les pages au bon moment, avec elle et ses petites bouclettes blottie contre lui et buvant chacun de ses mots.

Dans les magasins, moi qui aime fureter dans les rayons livres, je prend autant de plaisir à découvrir la lecture enfantine. Je voudrais pouvoir leur en acheter beaucoup. Mais je suis également exigeante sur le fond et la forme de livre.

Aujourd’hui je vais vous parler du Kididoc « mon imagier des couleurs ». Il existe beaucoup d’imagiers pour les petits. Mais ceux de cette collection sont clairement des coups de cœur. Ils sont déclinés en plusieurs thèmes, « mon imagier des contraires », « mon imagier des formes », « mon imagier du corps »…

Dès la couverture, ce livre en carton solide est une excellente surprise. Il présente les couleurs principales dans les ailes d’un papillon, couleurs que l’on modifier grâce à une tirette sous le dessin. Lorsque je parle de couleurs principales, je pense aux couleurs primaires (bleu, rouge, jaune) et secondaires (violet, orange, vert).

Ensuite, chaque double page du livre est dédié à une unique couleur : rouge, bleu, jaune et vert. La page de gauche présente la couleur à travers différents dessins d’animaux, de fruits et légumes ou d’objets (le crocodile vert, la banane jaune, la fraise rouge…). La page de droite présente un grand dessin, toujours dans le thème de la couleur présentée, et modulable grâce à des tirettes, des roulettes… La page rouge présente deux cerises qui deviennent trois lorsqu’on les tire vers la droite. Sur la page bleue, une baleine crache un jet d’eau au travers d’une tirette. La page jaune est un soleil, dont les rayons tournent et deviennent orange à l’aide d’une roulette. La page verte met en scène une grenouille, cachée derrière son nénuphar, que l’on dévoile avec une tirette.

La qualité du livre est excellente, il est solide et ne s’abîme pas facilement, ce qui est idéal pour un jeune enfant. Les couleurs sont vives et très attrayantes. La présentation est claire, épurée, très compréhensible pour l’enfant. Enfin, à travers les couleurs, l’enfant apprend aussi certains animaux, certains fruits/légumes, certains objet. Ma Rebelle se plait à les nommer, les reconnaître et associer le dessin à la couleur.

Le livre cible les 1-3 ans. BabyRose va donc bientôt pouvoir s’initier à ce livre coloré et ludique.

L’enfant qui avait 2 ans … sur son lit d’hospital

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J’entendais récemment à la radio locale l’histoire d’une fillette de 3 ans décédée des suites d’une infection. Cela m’a reporté 6 mois en arrière…

Dimanche 8 juin 2014, nous fêtons au restaurant l’anniversaire de ma belle-mamie, la mamie de Roméo. Depuis la veille, ma petite Rebelle est toute chose, un peu fiévreuse, un peu blanchette. Aujourd’hui, elle n’a pas faim. Elle est toujours fiévreuse et toujours blanchette. Le restaurant est bruyant, c’est une très chaude journée. Nous prenons soin d’elle autant que possible dans un environnement qui n’est pas propice au calme. La journée se passe. Le soir, en la changeant, il me semble qu’elle a le cou un peu enflé. J’en prend note et me dit que je verrai l’évolution demain.

Lundi 9 juin, Rebelle est encore fiévreuse. Son cou est raide et enflé. Nous l’emmenons vite voir un pédiatre de garde, remplaçant notre pédiatre en congé. Il nous parle de méningite, il nous parle d’infection. Il n’est sûr de rien, il nous envoie aux urgences pour passer d’autres examens. Notre cœur se serre d’appréhension, de craintes, d’inquiétudes.

A cette époque j’allaite encore BabyRose et l’un de nous doit s’occuper de récupérer BN à l’école. C’est donc tout naturellement moi qui rentre à la maison, le cœur lourd, laissant Roméo veiller sur notre Rebelle.

La journée passe, interminable, sans nouvelles. Une attente où tous les scénario possibles s’enchaînent devant mes yeux. En fin d’après-midi, enfin, Roméo m’appelle. Rebelle est hospitalisée pour une infection dans la gorges. Pendant quelques secondes, c’est le néant total dans mon esprit. Mais je dois me ressaisir. Confier les enfants à une voisine. Amener des vêtements à l’hôpital, pour ma puce et Roméo qui reste avec elle cette nuit. Demain, nous en saurons plus.

Mardi 10 juin. Aujourd’hui, Rebelle fête ses 2 ans … sur son lit d’hôpital. Malgré la nuit étrange que j’ai passé, seule, en pensant à eux deux, je refuse de baisser les bras. J’emmène mon fils à l’école. Je prépare quelques muffins au chocolat. J’emballe soigneusement l’un des cadeaux prévus pour ma princesse. Des animaux à lacer. Après 12h, j’allaite BabyRose puis j’attends mon beau-père qui doit me la garder. Je cours à l’hôpital. Au niveau pédiatrique, je traverse un couloir aux odeurs entêtantes de solutions médicales. Je croise des portes closes d’où des voix d’enfants me parviennent. Les noms de leurs occupants sont notés au véléda sur des ardoises. Le prénom de la première chambre me marque, c’est celui de mon fils.

Et puis enfin, voilà sa chambre. J’entre. Et je la vois. Toute petite, toute blanche. Perfusée et reliée à une machine qui enregistre sa tension, son rythme cardiaque, sa température. Elle peut à peine tourner la tête. Ses pansements sont customisés à l’univers de « disney ». C’est impressionnant de la voir comme ça. Elle refuse mes câlins et mes bisous et se réfugie dans les bras de son père. J’ai l’impression de devoir apprivoiser ma petite fille. Je lui offre ses gâteaux. L’aide à déballer son cadeau, qu’elle observe sans intérêt. L’équipe médicale lui a offert un joli sac à roulette, lui a fait souffler ses bougies. Sa fièvre est persistante et Roméo m’annonce qu’ils la garde encore 4 jours pour voir comment elle réagit aux antibiotiques. Et qu’il reste avec elle.

La question en suspens est : devra-t-elle, ou non, être opérée… Ne pas y penser, ne pas y penser, ne pas y penser. Cela fait à peine 1h30 que je suis là, je dois déjà repartir. Allaiter à nouveau BabyRose et courir récupérer BN à l’école. Une nouvelle soirée étrange se passe. Mon fils ne pose aucune question. Je l’interroge « Est-il surpris que papa et Rebelle ne soient pas là ? » « Veut-il en parler ? » Oui, il veut en parler un peu. Je lui explique la situation avec des mots simples. Ça semble lui suffire. Pour lui, la vie continue.

Le mercredi, puis le jeudi se passent de la même façon, entre visites express à l’hôpital, courses incessantes, inquiétudes, incertitudes, attente d’un diagnostic médical définitif. Chaque jour, Roméo me tient au courant, me parle de sa fièvre fluctuante. De sa peur de l’équipe soignante. De ses sommeils agités. Chaque jour, les soirées me paraissent angoissantes, lorsque je me retrouve seule après avoir couché mes deux autres enfants. Seule, face à la nuit qui arrive. Seule, avec mes doutes.

Vendredi 13 juin. Enfin la bonne nouvelle. Rebelle a bien réagit au traitement. Elle va pouvoir sortir. Je roule jusqu’à l’hôpital le coeur léger, pressée de retrouver ma fille et mon mari. Sur place, nous attendons la confirmation du médecin (pour être vraiment sûrs qu’elle va mieux). Et puis nous rentrons à la maison. Tous les 3 ensembles. Enfin.

Le lendemain, samedi, pendant que BN participe à la kermesse de son école, Rebelle se repose à la maison avec son papa. Le dimanche, elle est suffisamment d’attaque pour souffler ses 2 bougies avec toute la famille.

Un mois plus tard, elle a passé avec succès des visites de contrôle pour être sûr que l’infection avait totalement disparue.

Alors cette fillette de 3 ans, décédée d’une infection, ça aurait pu être ma fille, ma Rebelle. Mon cœur s’est serré pour ces parents endeuillés…

Etre maman {Idées reçues

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Avant d’être maman, j’étais pétrie d’idées reçues. Ensuite, je suis devenue parents et la réalité m’a rattrapé. Voici un avant/après en xxx points :

1. Je ne serais pas gaga de mes enfants

Eh bien si ! Navrée de te détromper. Chacune, à notre niveau, nous sommes béates d’admiration devant nos enfants, notre chair et notre sang. Une dent qui sort, un nez qui coule, un éternuement, une grimace, etc. Toutes ces choses qui paraissent débiles, toi aussi tu t’en émerveilles ! Tu auras envie de crier au monde entier « Mon bébé a fait son premier pipi au pot !! » (Si si tu verras, et tu auras même une larmichette à l’œil en plus !)

2. Non, il ne regardera pas la télé à outrance

… Mais dans les faits … Lorsqu’il fait un caprice pour rentrer à la maison, lorsqu’il est surexcité pendant que tu t’occupes du grand ou du petit frère (ça marche aussi avec les sœurs je te rassure), ou bien si tu t’es mis en tête cette drôle d’idée de faire un repas équilibré et qu’il traîne dans tes jambes en manquant 50 fois de te faire tomber (et en touchant à tout, en vidant le lave vaisselle à ta place, avec ses petites mains délicates qui peuvent à tous moments briser ton mug préféré, etc.), ta solution de repli : c’est la télé !

3. Mon enfant mangera équilibré chaques jours

Soit tu es une maman disponible aimant passer du temps en cuisine, soit comme moi, tu manques de temps et surtout (soyons honnête), tu n’as pas envie de passer toute ta journée à cuisiner. Quand en plus tu rentres chez toi le soir, après avoir récupéré les enfants à l’école, à la crèche, chez la nourrice, et qu’ils courent partout dans l’appartement … Quand tu sais les grimaces qu’ils te réservent pour manger des courgettes, des lentilles, des carottes et autres légumes… Quand tu connais l’épreuve qui t’attend au cours de ce dîner qui s’annonce comme une lutte éprouvante et interminable … Alors les pâtes t’apparaîtrons comme tes meilleurs amies (allez, pas trop quand même, ils faut bien sûr un apport régulier de légumes à nos têtes blondes !)

4. Mon enfant dira bonjour, merci, au revoir et il n’aura pas le choix

Là j’ai envie de te répliquer … Il n’aura pas envie de dire bonjour et tu n’aura pas le choix ! Et oui, même si ça te fait honte, même si tu désapprouves, il n’y a aucune solution pour faire parler ton enfant récalcitrant (même sous la torture … de chatouilles, et encore !). Moments de solitudes en vue !

5. Mon enfant se couchera tôt

Mais là encore, il n’existe pas de solution miracle pour coucher un enfant qui ne veut pas dormir. Il trouvera toutes les excuses du monde pour se relever (soif, pipi, peur du noir…)(souviens-toi de mes difficultés ici). Tant qu’il aura des barreaux, tu seras encore tranquille (sauf s’il appelle 1000 fois pour un doudou ou une sucette perdue). Mais ensuite, tu pourras être confrontée aux relevés intempestifs incontrôlés (incontrôlés par toi car l’enfant sait très bien ce qu’il fait, c’est là toute la subtilité !)

6. Un enfant sera le reflet de son éducation

C’est vrai … et pas complètement. Il n’existe pas de manuel type, sinon les mamans du monde entier se l’arracheraient et n’auraient plus de soucis d’éducation (j’y travaille encore pourtant, un jour je ferai fortune !). Pour différents enfants, une même éducation aura des effets différents, selon le tempérament, l’âge, les circonstances… Actuellement, nous rencontrons d’importants problèmes de discipline avec BN (j’en parlerai bientôt) à la maison et à l’école, et pourtant, nous ne sommes pas des parents laxistes.

7. Je n’achèterai pas de vêtements/jouets « Hello Kitty » et « Cars »

Tu pourras limiter en effet, mais pas éviter totalement. Oui, tu auras peut-être des pare-soleil rose princesse, des basket « Cars » (quoique maintenant c’est « Planes », car oui, tu suivras aussi l’actualité des enfants et tu seras incollable sur les génériques de leurs dessins animés favoris), des déguisements fée clochette, etc.

basket planes chaussons planes
Récemment, ma tête en l’air et moi avons acheté sans réaliser des baskets et des chaussons planes pour BN. Je ne m’en suis aperçue qu’en les retirant en magasin.

8. Mon enfant n’aura pas de jouets high-tech, uniquement des jeux en bois

Les jouets en bois c’est beau, c’est chouette … mais comme dirait Florence Foresti « Comment dire le jouet en bois quand tu te l’ai pris trois fois dans la gueule … ». Tout est dit ! Quand aux jeux high-tech, tout comme le point 7, tu pourras les limiter mais pas les supprimer. Il faut vivre avec son temps (roh, tu étais contente d’avoir enfin un ordinateur ou un téléphone portable comme les autres). Nos enfants sont nés à l’ère des tablettes et des smartphone. Ils seraient marginalisés de ne pas savoir s’en servir.

L’île au trésor {spectacle et kit de survie

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Samedi je suis allée voir un spectacle avec BN et Rebelle, accompagnée de ma belle-mère. Un spectacle de pirates. Je vais vous raconter notre épopée de pirates. Avant de vous exposer mon kit de survie, je vous plante le décor …

Dès l’entrée dans les lieux, le ton est donné : un féroce pirate nous accueille, on nous offre des bandanas et des tatouages têtes de mort. Des demoiselles pirates sur leurs échasses nous toisent sévèrement, tandis qu’une autre enfermée dans sa bulle danse joyeusement, lorsqu’elle ne nous menace pas de ses sabres. Bref, ambiance ambiance dans le hall d’entrée.

Après une heure d’attente, nous faisons une pause pipi pour occuper les enfants qui s’impatientent sérieusement. Puis retour dans la salle où le spectacle commence. Il nous transporte sur le pont d’un bateau pirate. Avec eux, nous affrontons d’autres navires, un orage, nous jouons dans une taverne, nous chantons pour passer le temps quand le vent est tombé, nous cherchons avec ferveur l’île aux trésors… le tout sur fond de magie, accrobaties, jongleries, échassiers, musiciens et un soupçon d’interactivité.

Maintenant, le kit de survie, l’indispensable pour traverser cette tempête.

1. Prendre l’essentiel avec soi : Des mouchoirs, des lingettes, une couche de rechange « Ocasoù » (Rebelle amorce la propreté mais pour l’occasion je lui ai remis une couche, on ne sait jamais !), de quoi grignoter et surtout, surtout, les doudous.

2. S’armer de patience : BN et Rebelle ont effectué un beau manège chacun entre mes genoux, ceux de mamie, leur siège, le siège de l’autre, debout devant moi, debout entre eux, à quatre pattes même pour Rebelle. Entre les « ça commence quand ? » « J’ai faim ! » « ‘Est ‘atiguée ma, ‘e veux doudou ! »

3. Se munir du troisième œil : Quand le spectacle commence, il fait très noir. J’ai eu besoin d’avoir un œil sur Rebelle, un sur BN et accessoirement le troisième sur le spectacle.

4. Maîtriser la vision « trombinoscope » : regarder la scène – les enfants – la scène – les enfants – la scène – les … mais où est Rebelle ?!

5. Entretenir sa souplesse : Rebelle a tenté de s’enfuir environ 50 fois. En se glissant entre les sièges. En les escaladant. Et même en se faxant sous les sièges avant. Je rappelle que la salle était noir. Avec mes jambes et mes bras écartelés, je barrais toutes les issues possibles à portées de main et même plus loin.

6. Prendre de l’énergie en barre : Attraper une fuyarde. Rassurer BN qui avait peur de l’orage virtuel. Détourner l’attention de Rebelle qui commençait à pleurnicher de contrariété. Ramener l’attention des enfants sur le spectacle, encore et encore. Applaudir. Danser. Faire un selfie groupé…

Bilan de la journée pour les enfants.

BN s’est agité un peu. Il a applaudit un peu aussi. Il a changé de place, 20 fois. Il a eu peur de l’orage simulé sur scène. Il m’a soufflé à l’oreille « quand le pirate arrêtera de parler, alors le spectacle commencera »… 10mn avant la fin du spectacle ! A la fin, il était heureux … d’avoir rencontré le père Noël (Le bougre s’était invité dans le hall d’entrée !)

Rebelle est venue sur mes genoux. Puis descendue. Puis revenue. Puis redescendue pour de bon. Elle a changé de place 100 fois. Elle s’est faufilée entre deux sièges pour s’échapper, 50 fois. S’est « faxée » sous le siège devant nous, 10 fois. A applaudit après tout le monde. A dansé. A regardé 90% du spectacle debout. Elle a retenu du spectacle les animations à l’entrée et la baleine mentionnée dans le spectacle que nous n’avons pas vu.

selfies
tatouages pirates
père noël

Et vous, quelles sont vos astuces pour assister un spectacle dans le calme relatif ?

A la Sainte Barbe, on plante les lentilles

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Des lentilles ? Pourquoi des lentilles ?

C’est en substance ce que je me suis demandée quand, en arrivant sur la côte d’azur il y’a 8 ans, Roméo m’en a parlé pour la première fois.

Il m’en a fait planter quelques années de suite.

Il y’a 15 jours, il m’a demandé quel jour on devait planter nos lentilles … Heu … Aucune idée, moi à la base, je ne connais pas cette tradition chéri !

Il y’a 10 jours, ma belle-mère m’en a reparlé.

Il y’a un 1 semaine, ma collègue m’a annoncé tout naturellement « A la Sainte Barbe, n’oublies pas tes lentilles ! » Ah bon ?

Et vendredi, BN est revenu de l’école avec sa plantation de lentilles.

Bref, vous l’aurez compris, ici on plante des lentilles. A la Sainte Barbe. Le 4 décembre.

Alors comment fait-on ? C’est très simple, il faut déposer du coton hydrophile mouillé au fond d’un pot et y déposer vos lentilles. Veillez ensuite simplement à garder le coton mouillé, jusqu’à ce que vos lentilles deviennent de jolies pousses.

Mais pourquoi ? Dans quel but ? D’où ça vient ? Une plantation de lentille, j’ai du en faire une à l’école, il y’a donc fort fort longtemps (oh, pas trop quand même, je rappelle que je suis une jeune maman !), pour faire une expérience. C’est tout. Mais ici, dans le Sud-Est, c’est une véritable tradition provençale. Avant, on plantait aussi du blé. Quand le blé (ou les lentilles) pousse bien, tout vient … Comprenez que la fortune vous tend les bras (bon je vais planter les lentilles plus régulièrement !!). Détail de l’histoire : autrefois les jeunes poussent servaient à symboliser l’herbe près de la crèche (de Jésus). Et la Sainte Barbe symbolise, depuis, le jour où l’on installe sa crèche … Mince, si j’ai bien planté mes lentilles (du coup), je suis en retard pour ma crèche !!

Connaissiez-vous cette tradition ? Plantez-vous les lentilles ?

Le 6 décembre …

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Il est grand, habillé de rouge, avec une grande barbe blanche, j’ai nommé … Saint Nicolas (Eh, what did you expect ?!) Aujourd’hui, dans plusieurs pays d’Europe et dans quelques régions de France, il est fêté par les familles.

St Nicolas et Père Noël nez à nez
@Saint Nicolas et le père Noël nez à nez.

Connaissez-vous sa légende ?

    « L’on raconte, depuis les temps anciens, qu’il ressuscita 3 petits enfants, sauvagement tués par un boucher. 7 ans après leur mort, et avec l’aide de son âne, il les retrouva dans un tonneau de petit salé, coupés en morceaux et les ramena à la vie. Depuis lors, les petits enfants le célèbre en lui offrant une orange et une carotte, du foin, des grains pour son fidèle destrier. »

La légende est inspirée d’un évêque qui vivait au IIIe siècle en Turquie, réputé pour sa bonté et les miracles qu’il accomplissait. Il jetait de l’argent par la fenêtre, littéralement, pour aider des pauvres gens, il ressuscitait des enfants, ce genre de choses, banales, du quotidien.

Mais au fait, un évêque, c’est quoi ? Je schématise : Un prêtre > Un évêque > Un cardinal > Le Pape. Il a plus de responsabilités qu’un prêtre … et moins que le pape. C’est logique !

Donc sa renommée grandit tellement qu’il arriva jusqu’à nos jours, en grande forme. Il traversa l’océan (son nom bien sûr, pas lui physiquement, tout le monde suit ?) et arriva dans les locaux de notre brave Coca-Cola. Lequel tint une assemblée générale extraordinaire :

« Oh, un bonhomme rouge, avec une grande barbe blanche, qui apporte des bonbons aux enfants … ça me donne une idée ! Il rassemble déjà du monde. Rassemblons encore plus de monde. Rendons le païen (Roh oui, j’ai bien le droit d’en rajouter une couche sur mon ami Père Noël !). Rendons le païen donc. Et qu’il fasse vendre pleins de cadeaux aux enfants à la place des bonbons (c’est mieux pour les dents). Et du coca-cola bien sûr ! »

Coca-Cola plagiat donc grossièrement le visuel, puis St Nicolas (enfin son nom, sa renommée) retraversa l’océan, avec un nouveau bonnet et un nouveau nom. Donc en vrai, sous le costume rouge de notre cher Père Noël se cache un homme de foi, un homme saint, qui était plus préoccupé par les Hommes et leur bien être, que par leurs caries ou leur soif de consommation. Oh oh oh !

Et d’ailleurs, tient, Saint Nicolas est un Saint Patron !!

Alors non, nous ne faisons pas partie des familles qui le célèbrent. Nous n’habitons pas dans une région où c’est la tradition. Alors pourquoi je vous en parle ? Parce que, non mais oh ! Parce que … j’aime me souvenir de lui chaque année, comme j’aime me souvenir de Jésus à Noël. Ne pas oublier de qui nous tenons nos traditions. Et se souvenir …

Et vous, souhaitez-vous la Saint Nicolas ? Racontez-moi !!