Une chambre pour 3

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Comme je vous le révélais ici, petite BabyRose était un bébé surprise. Un bébé qui est venu chambouler tous nos jolis plans établis.

Après deux enfants, nous avions un autre projet en tête : La reprise du travail pour moi (suite à un congé maternité et un licenciement économique dans la foulée … coucou ancien employeur si tu passes par là …), afin de pouvoir déménager. Actuellement, nous vivons dans un 3 pièce qui, il y’a 2 ans déjà, nous semblait limite pour une famille de 4 personnes. Nous pensions surtout que, tant que BN et Rebelle étaient petits, ils pourraient sans peine partager leur chambre, mais que BN aurait rapidement besoin d’intimité, notamment lors de sa rentrée en CP.

Et voilà que BabyRose s’est annoncée ! Adieu, recherches d’emplois auprès de mon ami Pôle. Adieu, visites d’appartements (ou maisons… on peut rêver !). Adieu, démarches auprès des banques. Adieu, 3ème chambre. Et bonjour la grande réorganisation de la chambre d’enfant. Impossible pour Roméo et moi de migrer dans le salon en perdant notre chambre et notre intimité. Plusieurs solutions s’offraient alors à nous : Dénicher la bonne idée sur Internet… impossible pourtant de trouver un exemple imagé et concret d’un partage de chambre pour 3 enfants en bas âge. Faire appel à Sophie Ferjani. Le sujet de Mamanwhatelse m’avait fait rêvé…. Trop cher pour notre bourse cependant. Gagner au loto et déménager dans la foulée. En 2015 c’est décidé, on va commencer à jouer … ou pas… Trouver les idées par nous-même… Le système D nous a donc naturellement tendu les bras.

Avec 3 locataires, la chambre d’enfant porte vraiment bien son nom. Parfois, nous la nommons affectueusement le dortoir … affectueusement parce que nous avons essayé de ne pas entasser nos enfants comme du bétail et d’en faire un endroit chaleureux et un peu personnalisé. Nous avons éliminé d’emblée l’idée des lits superposés. BN serait assez grand pour y dormir, mais Rebelle la fonceuse risquerait d’y monter le jour … et la nuit. Avec BabyRose qui suit de près, les risques de chutes seraient trop importants. Nous devions nous résigner à mettre 3 lits dans une chambre de 12m².

Nous avons pris le parti de scinder la chambre en deux, à l’aide d’un meuble bas et long, venu de chez notre ami bricoleur marqué du triangle vert, pour faire un coin garçon et un coin filles sans couper la lumière. Dans ce meuble viennent s’encastrer des casiers de couleurs, orange et vert côté BN, rose et violet côté filles. Des lits jumeaux pour les demoiselles harmonisent leur coin. J’ai le projet d’y mettre des stickers pour les personnaliser un peu (oui, je suis un peu en retard).

Notre aménagement est finalement tout simple. La déco est sommaire parce que Roméo a du mal à faire des trous dans le mur pour y accrocher des cadres, des lettres, des photos (Je balance !!! En réalité, il est bricoleur mais dans ces murs là il y’a des difficultés supplémentaires à priori). Alors, certes, Rebelle préfère le coin garçon pour embêter son frère (je vous assure qu’elle porte bien son nom !) mais je pense que les enfants s’y sentent bien.

coin garçon coin film
bibliothèque coin rebelle

Le prénom

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Hier soir je regardais un film sur les tribulations d’une bande d’amis qui apprennent le prénom que l’un des couples a prévu de donner à son enfant à venir. Ce choix ne laisse personne indifférent et il s’ensuit bien sûr des discussions enflammées et des tribulations vaudevillesques.

affiche film le prénom

Ce film m’a remis en mémoire une phrase que j’ai lu au détour d’un livre pour future maman, il y’a 4 ans : Choisir un prénom pour son enfant est le premier acte responsable en tant que parent. Et nous avons tous nos critères, nos raisons de choisir tel ou tel prénom. Certains le veulent moderne, ou traditionnel, d’autres préfèrent les prénoms courts ou composés. Qu’il soit rare, original, symbolique, historique… le prénom est toujours chargé de sens et son choix n’est jamais anodin.

Pour chacun de mes 3 enfants, la pédiatre m’a donné ce conseil : « Il faut que le prénom et le nom s’accordent, ainsi que les initiales, et qu’aucune association étrange ne puisse être relevée.» Oubliez donc les WC, les PQ, et autres joyeuseté que les enfants ne manqueront jamais de souligner un jour ! Ce conseil est devenu notre (A Roméo et moi car aux dernières nouvelles, je suis encore seule dans ma tête, ouf !) critère n°2.

Qu’en était-il alors de notre critère n°1 ? Le prénom de nos enfants devait impérativement correspondre à un Saint Patron. Mais qu’est-ce qu’un saint patron ? Un petit ange ailé, avec une robe blanche, une auréole sur la tête, qui veille sur nous depuis des nuages en barbapapa ? Voilà, voilà, à peu près… Il s’agit aussi (et avant tout !) d’une personne ayant existé, qui est une référence de foi dans sa vie et dans ses actes. Et c’est important pour moi que mes enfants puissent s’appuyer sur cette référence dans leur vie et partager cet héritage dans leur prénom.

Pour mon BN nous avons su très tôt que ce serait un petit garçon, (le petit héritier comme l’appelait son arrière grand-mère). Roméo s’est avéré assez difficile en matière de prénoms masculins. Il devait en aimer 3 ou 4, alors que la liste de prénoms féminin (au cas où) s’allongeait chaque jour. Un prénom dans sa liste me plaisait et correspondait à nos critères. La question a donc été vite réglée !

Rebelle est celle qui nous a donné le plus de mal. Décidément, dès le début, son caractère était joué ! Etrangement, nous avons balayé la liste déjà établie pour repartir de zéro. Et jusqu’à 1 mois de la naissance, nous hésitions entre plusieurs. Et puis j’ai entendu prononcer ce prénom, un jour, près de chez moi… (Eh oui, je peux bien l’avouer maintenant, suis une copieuse!) N’empêche, ce prénom volé au détour d’une conversation nous a immédiatement plu et nous l’avons gardé bien au chaud jusqu’à la naissance de notre puce.

BabyRose est un bébé surprise (j’en parlerai sûrement un jour). Nous n’avions donc rien anticipé à son sujet et le temps de réaliser que la famille allait vraiment s’agrandir, nous avons pris notre temps pour commencer nos recherches. Et un jour, alors que nous redescendions en voiture d’une journée « luge », encore sous le charme de cet instant partagé en famille, à la neige, les joues rouges avec le rire des enfants comme toile de fond (Et là, vous entendez le violon qui joue la sérénade en sourdine ?), un prénom a fusé de nulle part, comme une évidence. Je ne saurais plus dire qui, de Roméo ou moi, l’a prononcé le premier. J’ai immédiatement vérifié qu’il s’agissait bien du prénom d’une sainte. Et notre BabyRose était nommée.

Nous avons fait partie de ces gens qui ont gardé secret ces prénoms, comme des trésors, jusqu’au jour des naissances de nos enfants.

Et si vous êtes bien sages, un jour je vous dévoilerai peut-être le prénom de nos enfants !!

Overdose de Père Noël !!

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Dans moins d’un mois c’est Noël et la course est lancée. Les wish list (comprenez la liste des envies, autrement dit la liste des cadeaux, parce que parler anglish c’est beaucoup plus fun que parler français !) fleurissent dans les maisons. Les décorations s’affichent dans les rues et illuminent les magasins. Les gens farfouillent physiquement ou virtuellement à la recherche DU cadeau qui fera plaisir à leurs proches. Et les enfants n’ont qu’un nom à la bouche : papa Noël.

BN en père Noël
(Oui, je suis quand même ce genre de mère qui habille ses enfants n’importe comment … sans commentaires)

Ce mystérieux bonhomme rouge venu du froid sur son traîneau magique avec ses rennes volants et ses mignons petits lutins … Mais bien sûr ! Ce père Noël est un psychopathe qui se faufile en douce dans les maisons, séquestre toute l’année des petits nains pour l’aider, soit disant, à emballer des millions de cadeaux. Des cadeaux qu’il distribue seul, soit disant, en une nuit … Ce psychopathe est partout, en multiexemplaires dans les magasins (et parfois très insistant) (mon BN, à 3 ans à peine, a trouvé ça très louche quand il en a vu 3 différents dans la même journée !!), dans les magasines, à la télévision, à l’école… Il nous envahit, AU SECOURS !!!

Ne vous y trompez pas, j’aime Noël ! J’aime l’esprit de Noël, cette parenthèse magique où les gens semblent apaisés et souriants, ou l’air est chargé de magie, de lumières, de musique. Où les enfants ont des paillettes dans les yeux et où nos maisons sentent bon le sapin fraîchement coupé. En tant que maman chrétienne, j’aime aussi installer ma crèche, la mettre en scène, faire apparaître les personnages au fur et à mesure des jours qui passent avec la complicité de mes lutins à moi. Je mets des bougies devant et chaque soir de décembre, nous faisons une prière avant d’aller nous coucher. Les enfants adorent souffler sur les flammes à la fin de ce temps tranquille, et je m’enivre de ces volutes de fumée. Cela me donne l’impression d’être, l’espace d’un instant, au plus près de ce petit Jésus qui nous a fait le cadeau de sa naissance. D’entendre les anges jouer des mélodies envoûtantes. De danser avec les bergers et leurs moutons (Oui, la fumée de mes bougies est euphorisante). Mais j’aime aussi certains aspects du Noël Païen : installer notre sapin et le décorer (hop, on met une boule, hop, ma Rebelle en enlève une… à ce rythme là, ça nous occupe tout le mois de décembre !), regarder des disney à la télé pendant que dehors il souffle un vent froid, chercher les cadeaux qui rendront mes enfants fous de joie.

Seule ombre au tableau, cette overdose de Père Noël. Avant, j’étais naïve. Maintenant, je suis maman ! Je savais bien sûr que mes enfants croiraient au père Noël (car à moins d’être un ermite au pôle nord, et encore !!!, comment échapper au phénomène ?). Mais je pensais et j’espérai que ce bonhomme là resterait un mythe mystérieux et discret, qu’on croiserait peut-être de loin au détour d’un magasin, dont on entendrait vaguement parler à la télévision. J’espérais que les symboles chrétiens seraient aussi forts que ce symbole païen et commercial. Mais il s’invite partout, même dans les écoles (et que faire pour les parents qui ne veulent pas y associer leurs enfants ? Ils n’ont pas le choix et sont pris en otages). Dans la rue, nous nous sommes déjà fait agresser deux fois par un père Noël (dans la même rue, en 5mn de temps). « Une photo avec moi, 20€ la photo !! » … Mais bien sûr, tu connais la marmotte père Noël ? Bref, en tant que maman, chrétienne qui plus est, je me sens prise au piège. Mes enfants croient au père Noël bien plus que de raison. Et je m’associe à ce gros mensonge honteusement, pour continuer à voir des paillettes dans leurs yeux.

Une chose est sûr, je n’inviterai jamais mes enfants à écrire leur lettre au père Noël. De toutes façons, BN a déjà tranché. Ici nous sommes résolument … modernes :
– Dis papa, tu peux envoyer un texto au Père Noël pour lui dire que je veux des transformers ?